Aucun télescope au monde n’est assez grand pour photographier un trou noir : les astronomes ont pourtant réussi
Une tache sombre cerclée d’un anneau de feu, arrachée à 55 millions d’années-lumière : voilà à quoi ressemble la première photo d’un trou noir. Le problème ? Aucun télescope existant n’aurait jamais dû pouvoir la prendre. Pour y parvenir, les astronomes ont dû transformer la Terre entière en un seul objectif géant.
Contexte factuel
Un trou noir supermassif, tel que celui de la galaxie Messier 87, possède une masse d’environ 6,5 milliards de fois celle du Soleil. Éloigné de 55 millions d’années-lumière, il occupe une portion de ciel extrêmement minuscule. Pour donner une idée de la difficulté, tenter de photographier ce trou noir revient à vouloir distinguer une pièce de monnaie posée sur la surface de la Lune.
Données ou statistiques
La technique employée par les astronomes est l’interférométrie à très longue base (VLBI), qui relie plusieurs radiotélescopes dispersés sur la planète pour simuler un instrument géant. En connectant huit observatoires, la collaboration Event Horizon Telescope (EHT) a créé un télescope virtuel de la taille de la Terre. Ce processus nécessite des horloges atomiques d’une précision extrême pour synchroniser les données recueillies.
Conséquence directe
Cette approche innovante a permis de rendre visible l’ombre d’un trou noir, matérialisée par le gaz incandescent qui orbite autour, et a ouvert de nouvelles perspectives dans l’étude des phénomènes astrophysiques.
Source : SciencePost.
