Déçus par Marine Tondelier, des élus et militants des Ecologistes entrent en dissidence
Des membres mécontents du parti de Marine Tondelier, Les Ecologistes, ont annoncé lundi la création de leur propre mouvement, intitulé Les Verts populaires. Ce nouveau collectif prône une écologie populaire et « de rupture », tout en appelant à une union de la gauche avec La France insoumise (LFI) pour les élections de 2027.
Ces militants, qui ont démissionné ou ont été exclus des Ecologistes en janvier dernier, ont justifié leur décision par une tribune critiquant la stratégie de la direction, qui privilégiait une alliance avec le Parti socialiste (PS) lors des municipales. Julia Mignacca, ancienne présidente du Conseil fédéral des Ecologistes et membre de la Coordination nationale des Verts populaires, a souligné lors d’une conférence de presse que le mouvement compte « quelques centaines » de membres. Elle a lancé un appel à tous les militants écologistes « qui doutent et se posent des questions », ainsi qu’aux jeunes générations qui « ne veulent pas voir leur avenir sacrifié ».
Les Verts populaires critiquent le choix de Marine Tondelier d’organiser une primaire de la gauche et des écologistes pour 2027, qui inclurait le PS mais exclurait LFI, une position que Jean-Luc Mélenchon a déjà rejetée. Mignacca a affirmé que Tondelier avait « instrumentalisé » les alliances municipales pour défendre la primaire, au détriment des dynamiques locales et du contenu politique.
Richard Marion, élu de Vaulx-en-Velin, a ajouté que « notre pays a besoin d’une union de la gauche » et que l’écologie doit travailler avec toutes les forces, y compris LFI. Les Verts populaires défendent le programme du Nouveau Front populaire, arguant que la primaire actuelle n’a « pas de contenu » et n’est qu’une « coalition d’appareils ».
Le mouvement propose une « écologie concrète, qui améliore la vie des gens, et clairement ancrée à gauche ». Parmi leurs propositions pour 2027 figurent la rénovation énergétique des appartements, l’accès à une alimentation saine et la création de boucliers tarifaires pour les billets de train. Toutefois, ils se distancient de LFI, précisant qu’ils se concentrent sur une critique du productivisme, tandis que les insoumis se battent pour les droits sociaux.
Source : 20 Minutes
