Nouvelle réforme en vue pour le compte personnel de formation
Le compte personnel de formation pourrait subir un nouveau tour de vis l’an prochain. Alors que les règles d’utilisation du CPF ont déjà été durcies ces dernières années, le ministre du Travail souhaite aller encore plus loin.
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Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a récemment annoncé des changements significatifs concernant le compte personnel de formation (CPF) dans le journal Les Échos. Dans un effort pour réaliser des économies de près de 2 milliards d’euros, il a proposé de transformer le CPF en « compte professionnel de formation ».
Cette réforme vise à s’asr que chaque formation suivie par un salarié soit validée par un tiers, qu’il s’agisse de l’employeur pour les formations effectuées durant le temps de travail ou d’un opérateur habilité, comme un conseiller en évolution professionnelle. Farandou a précisé que l’objectif est de garantir que les formations soient en adéquation avec les évolutions professionnelles souhaitées par les salariés et les réalités du marché du travail.
Avant 2018, l’accès au CPF nécessitait l’approbation d’un intermédiaire, un verrou qui avait été levé par la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, mais qui pourrait être réinstauré. Jean-Pierre Farandou a justifié cette initiative en affirmant que « l’époque n’est pas à la profusion, elle est à l’efficacité des dépenses publiques ».
Les données du ministère du Travail révèlent que les entrées en formation liées au CPF ont chuté de 11 % l’an dernier, et cette tendance est attendue pour se poursuivre. La hausse de la participation financière pour les formations, désormais fixée à 150 euros, et le plafonnement de certaines formations très demandées sont des facteurs contribuant à cette baisse.
Les travailleurs doivent désormais financer eux-mêmes toute formation dont le coût dépasse un certain seuil, même si leur compte personnel de formation est bien approvisionné.
Source : Franceinfo
