Abandon du projet Rive Droite à Lyon : les écologistes multiplient les attaques, Véronique Sarselli réplique
L’abandon du projet Rive Droite suscite des tensions croissantes dans le paysage politique lyonnais. La nouvelle majorité, arrivée à la tête de la Métropole de Lyon, a confirmé l’arrêt définitif de ce réaménagement des quais du Rhône, initialement conçu par l’exécutif écologiste précédent. Ce projet, qui visait à végétaliser les espaces entre les ponts de Lattre-de-Tassigny et Gallieni et à réorganiser les circulations, a été suspendu dès l’élection de la nouvelle présidente, Véronique Sarselli.
Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a exprimé son mécontentement sur les réseaux sociaux, affirmant avoir appris la décision par la presse et dénonçant un « profond manque de dialogue. » Il a souligné que cette décision contrarie les efforts d’adaptation des villes au changement climatique, en rappelant que la végétalisation est essentielle pour lutter contre les fortes chaleurs. Doucet a également noté que ce projet représentait une continuité des transformations des quais menées depuis trois décennies par différents élus.
Valentin Lungenstrass, adjoint écologiste, a qualifié cet abandon de « gâchis », en rappelant qu’un parc linéaire de 2,5 km était déjà conçu et prêt à être mis en œuvre. De son côté, la députée écologiste Marie-Charlotte Garin a déploré que « 30 ans pour transformer Lyon » soient réduits à quelques mois d’abandon.
En réponse aux critiques, Véronique Sarselli a défendu sa décision en affirmant que le projet n’était pas viable. Elle a expliqué que, sous couvert de végétalisation, le projet prévoyait de réduire le nombre de voies de circulation sur un axe très fréquenté, entraînant des reports de circulation mal maîtrisés et la suppression de places de stationnement sans alternatives de transport public. Sarselli a insisté sur la nécessité d’élaborer des projets qui équilibrent végétalisation et mobilité, et a promis que ce travail se ferait « dans l’intérêt général et sans dogmatisme. »
Les échanges entre les deux exécutifs se sont intensifiés depuis l’annonce de l’abandon, illustrant une fracture croissante dans le débat politique local. Les écologistes, souvent critiqués pour leur manque de concertation, reprochent maintenant à la nouvelle majorité de ne pas dialoguer suffisamment sur ce dossier.
Source : Lyon Mag
