Nice Jazz Fest : Durand Bernarr, Noga Erez et Busta Rhymes enflamment la Place Masséna
Vendredi 24 juillet, le Nice Jazz Fest a de nouveau transformé le cœur de la ville en scène à ciel ouvert. Comme chaque soir de cette édition 2026, deux plateaux ont partagé la programmation : la Place Masséna et le Théâtre de Verdure, se déroulant en parallèle et à la même heure, offrant au public un choix entre deux ambiances bien distinctes.
Du côté du Théâtre de Verdure, la seconde soirée de ce Nice Jazz Fest 2026 s’est ouverte avec le Mario Canonge Trio, mené par le pianiste martiniquais Mario Canonge, suivi à 20h45 par le collectif Nubiyan Twist, originaire de Leeds, avant que la scène ne soit reprise à 22h30 par Cymande, groupe fondé au début des années 1970 à Londres par des musiciens originaires des Caraïbes. Une programmation à part entière sur la scène Masséna, où trois artistes aux univers radicalement différents se sont succédés jusqu’à tard dans la nuit.
Durand Bernarr, l’entrée en matière énergique
C’est le chanteur américain Durand Bernarr, nommé aux Grammy Awards, qui a ouvert le bal dès 20 heures. Sur scène, l’artiste originaire de Cleveland a livré une performance généreuse, portée par un style R&B affirmé et une présence scénique communicative. Dès les premiers titres, il a fait danser le public, instaurant une ambiance festive et chaleureuse qui a donné le ton de la soirée. Les spectateurs, venus en nombre dès l’ouverture des portes, ont profité pleinement du moment, entre chants repris en chœur et mouvements de foule spontanés.
Le public, conquis, n’a pas boudé son plaisir. « J’ai aimé surtout son style. Il a du rythme et de bonnes bases. Je me suis bien amusé », confie un spectateur à la sortie du concert. Une spectatrice abonde dans le même sens : « Le spectacle était trop bien. Il avait beaucoup d’énergie. J’ai adoré. » Une entame de soirée qui aura, à elle seule, donné le ton d’une Place Masséna résolument tournée vers la fête.
Noga Erez, la révélation de la soirée
À 21h15, place à l’artiste israélienne Noga Erez, musicienne et productrice réputée pour son univers sonore hybride, entre expérimentation électronique et textes engagés. Si la grande majorité du public la découvrait en direct, la performance a rapidement fait forte impression : au fil du concert, on a vu de nombreux spectateurs sortir leur téléphone pour suivre l’artiste sur les réseaux sociaux, séduits par son énergie et sa maîtrise scénique. Loin de se contenter d’un rôle de simple interprète, Noga Erez a su instaurer une véritable complicité avec la foule, alternant moments de communion collective et instants plus introspectifs.
« Je ne connaissais pas l’artiste avant aujourd’hui. J’ai aimé son flow, son énergie », témoigne David, présent dans le public. Kevin, lui, insiste sur cette capacité à faire corps avec l’assistance : « Elle joue très bien avec le public. Elle joue très bien avec les basses du son. Elle joue surtout avec beaucoup d’énergie. » Un concert qui restera, pour beaucoup, la belle surprise de la soirée.
Busta Rhymes, la tête d’affiche que tout le monde attendait
Il était, sans conteste, l’artiste le plus attendu de la soirée, et le plus connu des trois têtes d’affiche réunies ce vendredi sur la scène Masséna. À 23 heures, la légende du hip-hop new-yorkais Busta Rhymes a fait une entrée fracassante, sous les acclamations d’un public qui l’attendait visiblement depuis le début de soirée. Contrairement aux deux premières parties, la grande majorité des spectateurs le connaissait déjà, et cela s’est immédiatement ressenti dans l’ambiance : les refrains ont été repris en chœur, la foule dense s’est mise à chanter presque toutes les chansons avec l’artiste, dans une liesse générale qui n’a pas faibli jusqu’à la fin du concert.
Hervé, venu spécialement pour l’occasion, résume l’émotion du moment : « Je suis venu précisément pour Busta car je l’écoute depuis l’enfance. Je le regardais sur MTV à l’époque. Sa musique me fait plaisir et je suis content de le voir en vrai. » Une déclaration qui résume bien l’état d’esprit d’une grande partie du public, venu vivre en direct un artiste jusque-là suivi à distance, sur petit écran ou en streaming.
Une soirée entre découvertes et retrouvailles
Au terme de cette soirée du vendredi, la Place Masséna a offert un condensé de ce que le Nice Jazz Fest sait proposer chaque année : un mélange de découvertes, à l’image de Durand Bernarr et Noga Erez, et de grands noms consacrés, à l’image de Busta Rhymes. Trois propositions artistiques différentes, trois ambiances, mais un même fil conducteur : un public conquis, dansant et chantant du début à la fin de la soirée. Une réussite qui confirme, une fois de plus, la capacité du festival à faire cohabiter styles et générations sur une même scène.
Source : NicePremium
