Au CERN, l’IA sera le moteur des futures découvertes
Chaque seconde, le Grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN produit 40 millions de collisions de particules, générant un volume de données bien supérieur à ce qu’aucun ordinateur sur Terre ne pourrait stocker ou analyser. Pour faire face à ce défi, les scientifiques du CERN utilisent l’intelligence artificielle (IA) pour identifier les collisions susceptibles de mener à des découvertes majeures, illustrant ainsi le potentiel transformateur de l’IA dans la recherche en physique des particules.
Contexte factuel
Actuellement, l’IA assiste déjà les physiciens dans le tri des millions de collisions générées par le LHC. À l’avenir, avec la construction d’un nouveau collisionneur, le CERN prévoit que l’IA ne se limitera plus à l’analyse a posteriori des données, mais jouera un rôle essentiel dans la conception même de la machine, le choix de ses matériaux, et la définition des questions scientifiques à explorer.
En 2012, la découverte du boson de Higgs, qui a révolutionné notre compréhension de l’Univers, a été facilitée par des algorithmes d’apprentissage automatique. Maurizio Pierini, physicien au CERN, souligne que ces algorithmes étaient « en quelque sorte l’arrière-grand-père de ce que l’on appelle aujourd’hui l’IA ».
Données ou statistiques
L’arrivée de nouveaux outils basés sur l’IA coïncide avec une vaste modernisation des équipements du CERN. Cette année, le LHC entre dans une phase de mise à niveau pour augmenter son taux de collisions. Le futur collisionneur, nommé Future Circular Collider (FCC), est prévu pour remplacer le LHC dans les années 2040. Selon les physiciens du CERN, l’IA pourrait jouer un rôle clé non seulement dans la recherche et l’analyse, mais également dans la conception du FCC et l’attraction de nouveaux talents vers la physique des particules.
Conséquence directe
L’IA est donc promise à un avenir crucial dans la recherche en physique des particules, permettant d’optimiser les processus de découverte et d’analyse, tout en attirant de nouveaux chercheurs dans le domaine.
Source : Swissinfo
