Non, les épisodes de froid dans le monde ne contredisent pas le réchauffement climatique
La France enchaîne les canicules, mais certains soutiennent que des épisodes de froid ailleurs dans le monde viendraient contredire le réchauffement climatique. D’après un blog complotiste, la presse se concentrerait sur les pics de chaleur tout en minimisant les températures exceptionnellement froides.
Ce « média » affirme que « la météo mondiale refuse le scénario unique » et critique ce qu’il perçoit comme un traitement médiatique biaisé. Il affirme que lorsque la chaleur est observée, c’est considéré comme une preuve définitive, tandis que le froid est relégué à un simple détail.
Cependant, les scientifiques s’accordent à dire que ces températures froides n’invalident en aucun cas le réchauffement climatique. La distinction entre météo et climat est cruciale. Les Surligneurs soulignent que les cartes utilisées pour illustrer ces propos sont souvent trompeuses.
Une carte à l’échelle journalière et aux couleurs trompeuses
Les auteurs du blog présentent une carte mondiale, où une grande partie apparaît en bleu, indiquant des températures inférieures à la normale. Cette représentation est typique des cartes journalières, qui se rapportent à la météo, alors que les cartes sur des périodes plus longues montrent les tendances climatiques. Fabio D’Andrea, climatologue au CNRS, explique que « plus on rallonge ce temps, plus on voit des variations de longues échelles de temps. »
Cathy Clerbaux, directrice de recherche au CNRS, note que la tendance globale indique un réchauffement continu, avec des fluctuations météorologiques qui oscillent autour de cette tendance.
Données ou statistiques
En 2025, 97 % de la surface de la Terre affichait une température nettement supérieure à la moyenne enregistrée entre 1951 et 1980. Seule une fraction, soit 0,1 %, était nettement plus froide. La température mondiale de l’air à la surface a augmenté d’environ 1,4 °C depuis l’ère préindustrielle, selon Copernicus.
L’Organisation météorologique mondiale (OMM) souligne que les années 2015 à 2025 sont les 11 années les plus chaudes jamais enregistrées. En juin 2026, des records de chaleur ont également été observés, faisant de ce mois le plus chaud jamais enregistré pour l’hexagone, selon Météo-France.
Conséquence directe
Bien que certaines régions connaissent des fluctuations de température, cela ne remet pas en cause le réchauffement climatique global. Les données scientifiques montrent clairement que le phénomène de réchauffement est bien établi et continue de se renforcer.
Source : Les Surligneurs
