L’École des Sables : un haut lieu de la danse au Sénégal
Depuis 1996, l’École des Sables, située dans le village de Toubab Dialao, enseigne des danses traditionnelles et contemporaines d’Afrique. Sa spécificité réside dans le fait que les danseurs s’entraînent sur du sable, ce qui confère à leurs mouvements une grâce unique. Le New York Times a récemment visité cette institution culturelle pour rencontrer sa fondatrice, Germaine Acogny.
L’École des Sables, proche de Dakar, se démarque des studios de danse conventionnels. En effet, il n’y a ni plancher à ressort ni murs tapissés de miroirs. Les danseurs évoluent en plein air, sous une grande tente qui les protège du soleil tout en laissant l’espace ouvert. La nature environnante, peuplée d’oiseaux, ajoute à l’expérience. Le sol, constitué de sable, présente un défi pour les danseurs, rendant l’équilibre difficile.
Au début du mois de mars, Florette Gateka, une danseuse originaire du Burundi, a participé à une certification d’enseignement à l’École des Sables, entourée d’une vingtaine de danseurs. Elle se souvient de la difficulté d’évoluer sur cette surface mouvante : “Mon Dieu… Un supplice !”. Cependant, l’atmosphère unique du studio ensablé, conforme à la vision naturaliste de Germaine Acogny, a rapidement conquis les participants. Un matin, Acogny a invité le groupe à se rassembler devant le studio pour « capter l’énergie » du paysage, leur demandant de prendre de profondes inspirations.
L’École des Sables continue de jouer un rôle essentiel dans la promotion de la danse africaine, tout en offrant une expérience d’apprentissage inédite, reliant le corps à la terre.
Source : The New York Times
