Une fusée, c’est complexe, mais pas si compliqué !
Quatre entreprises françaises investissent dans l’espace
La société Sirius, rachetant l’ancienne usine de mécanique La Serm au Coudray-Montceaux, au sud de Paris, illustre la transformation du secteur spatial en France. Cette PME, anciennement filiale de Michelin et Fives, a réorienté ses activités vers la conquête spatiale en utilisant des imprimantes 3D pour fabriquer des pièces métalliques. Si les développements se poursuivent comme prévu, le premier micro-lanceur de Sirius devrait décoller l’année prochaine.
Ce changement de cap démontre que l’accès à l’espace ne repose plus uniquement sur les organismes publics tels que le Centre national d’Études spatiales (Cnes) ou l’Agence spatiale européenne (ESA), ni sur des géants industriels comme Arianespace. De plus en plus de petites et moyennes entreprises (PME) françaises s’engagent dans ce secteur, rendant l’espace accessible à un plus grand nombre.
Aux États-Unis, le phénomène du « new space » a commencé il y a plus de vingt ans, lorsque la NASA a confié certains de ses projets à des entrepreneurs privés, avec Elon Musk en figure emblématique. Ce modèle semble désormais inspirer des initiatives similaires en France, où des entreprises innovantes cherchent à prendre leur part du marché spatial.
Actuellement, le marché spatial français est en pleine expansion, avec une augmentation significative des investissements privés. Selon les données de l’INSEE, le secteur a connu une croissance de 7,5 % en 2022, reflétant un intérêt croissant pour les technologies spatiales et les applications dérivées.
Cette dynamique pourrait transformer le paysage économique français, où l’espace devient un secteur d’activité à part entière, offrant des opportunités tant pour les startups que pour les entreprises établies.
Source : INSEE.