Asthme chez l’enfant : vivre près d’une zone industrielle associé à un risque plus élevé selon une étude de Santé publique France

Asthme chez l’enfant : vivre près d’une zone industrielle associé à un risque plus élevé selon une étude de Santé publique France

Une étude récente menée par Santé publique France révèle un lien significatif entre la proximité d’une zone industrielle et l’augmentation des cas d’asthme chez les enfants. Cette maladie respiratoire chronique, qui se manifeste par des symptômes tels que la toux, des sifflements, un essoufflement et une sensation d’oppression dans la poitrine, est influencée par divers facteurs, notamment l’environnement.

Entre 2015 et 2021, Santé publique France a recensé plus de 1,3 million de nouveaux cas d’asthme traité chez des jeunes âgés de 1 à 17 ans. Pour qualifier un enfant de « nouveau cas d’asthme traité », il devait avoir reçu au moins trois délivrances de traitements pour des syndromes obstructifs des voies respiratoires au cours d’une année. Au total, 1 386 578 nouveaux cas ont été identifiés, représentant un taux d’incidence brut de 14,3 pour 1 000 enfants, avec une prévalence plus élevée chez les garçons. Une baisse du risque de 12,2 % a été observée entre 2015 et 2019, bien que les données de 2020 et 2021 aient été écartées en raison de la crise sanitaire.

L’étude met en lumière des disparités géographiques marquées, avec des risques particulièrement élevés dans le Sud-Ouest de la France, notamment dans des départements comme le Tarn-et-Garonne, le Tarn et la Haute-Garonne. D’autres zones, comme la Seine-Maritime et certaines régions méditerranéennes, affichent également un risque supérieur à la moyenne nationale. Les chercheurs ont croisé les données de santé avec divers indicateurs, tels que la pollution atmosphérique et la proximité d’industries, pour expliquer ces inégalités.

Les résultats montrent une corrélation entre l’incidence de l’asthme et le fait de vivre près d’une installation industrielle, ainsi qu’une exposition élevée au dioxyde d’azote (NO2). Entre les communes les moins et les plus exposées, le risque relatif d’asthme augmente de 9,4 %. D’autres facteurs comme l’humidité, les pollens et les infections respiratoires aiguës ont également été associés à une incidence accrue.

Cependant, il convient de noter que cette étude repose sur des moyennes communales et ne permet pas d’établir des liens de cause à effet directs. Des éléments tels que les antécédents familiaux d’allergie, le stress, l’alimentation et l’activité physique n’ont pas été pris en compte. De plus, l’asthme a été estimé à partir des remboursements médicamenteux, ce qui peut inclure des traitements pour d’autres maladies respiratoires.

Cette étude souligne l’importance d’analyser les facteurs environnementaux dans la santé des enfants, en particulier dans les zones industrielles.

Source : Santé publique France.

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