Réveillé du coma, il veut être soigné mais les médecins s'y opposent

Conflit médical autour d’un patient en réanimation à La Pitié-Salpêtrière

Un homme de 60 ans s’est récemment réveillé d’un coma dans le service de réanimation de l’hôpital La Pitié-Salpêtrière à Paris. Il souffre d’une cirrhose sévère compliquée d’épisodes répétés d’encéphalopathie hépatique et présente des séquelles dues à plusieurs accidents vasculaires cérébraux.

En juin dernier, l’équipe médicale a décidé de limiter les actes médicaux à son égard, stipulant qu’ils seraient arrêtés en cas d’aggravation de son état, tout en maintenant un projet de soins. Cette décision a suscité l’incompréhension de la famille, qui affirme que le patient avait « explicitement » demandé à continuer à vivre, comme l’indiquent ses directives anticipées. Selon eux, il aurait également exprimé sa volonté de recevoir tous les soins nécessaires à sa survie. Les médecins, de leur côté, justifient cette décision par l’état de santé dégradé du patient et sa mauvaise réaction aux traitements administrés, affirmant qu’il n’existe actuellement « aucune perspective curative ».

Les directives anticipées permettent de faire connaître ses souhaits concernant la fin de vie avant de ne plus pouvoir le faire en raison d’une détérioration de l’état de santé. Elles peuvent indiquer si une personne est favorable à des traitements spécifiques, comme la réanimation cardiaque ou le recours à des appareils médicaux.

Récemment, la demande de recours de la famille a été rejetée par le tribunal administratif et confirmée par le Conseil d’État. L’avocat du patient a exprimé son incompréhension face à cette situation, soulignant que les médecins avaient pris une décision alors qu’il était dans le coma, mais qu’il s’est réveillé, est conscient et a communiqué sa volonté d’être soigné. Les médecins, quant à eux, estiment que les traitements envisagés seraient « inutiles, disproportionnés et source de souffrances supplémentaires ».

Source : Le Parisien

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