Pénalisé par la France, Carrefour déçoit les attentes
L’action Carrefour a connu une chute de 4,5% vendredi matin, atteignant 15,8 euros, après la publication de résultats inférieurs aux prévisions des analystes pour le premier semestre de l’année. Pour la période de janvier à juin 2026, le résultat opérationnel courant (ROC) du groupe s’est élevé à 757 millions d’euros, soit une progression de 4,1% par rapport à l’année précédente, mais en deçà des 779 millions d’euros anticipés.
Cette déception est principalement attribuée à la contre-performance de Carrefour sur son marché principal, la France, où le ROC a atteint 300 millions d’euros, en hausse de 13,8%, mais inférieur de 3,8% aux attentes des intermédiaires financiers. Les enseignes Cora et Match ont particulièrement pesé sur les résultats, affichant une perte de 75 millions d’euros, alors que les analystes d’UBS avaient prévu un déficit limité à 48 millions d’euros. Toutefois, ces deux enseignes devraient se rapprocher de l’équilibre sur l’ensemble de l’exercice.
Le chiffre d’affaires TTC semestriel du groupe a atteint 43,8 milliards d’euros, en hausse par rapport aux 43,06 milliards d’euros de la même période en 2025. En données comparables, excluant l’essence et corrigées des variations de change, des effets calendaires et de périmètre, la hausse s’établit à 2,1%.
Carrefour a récemment dévoilé un nouveau plan stratégique à horizon 2030, se recentrant sur trois pays clés : la France, l’Espagne et le Brésil, où il occupe des positions de leader. Après avoir cédé l’ensemble de ses magasins en Italie en décembre dernier, le groupe a également finalisé la vente de son activité en Roumanie à la fin du premier semestre.
Les analystes d’UBS notent que malgré la déception sur le profit opérationnel, la solide performance des marges historiques en France, couplée à des ventes stables et à une bonne tenue des profits en Espagne et au Brésil, renforce leur confiance dans la stratégie de Carrefour. Ils maintiennent leur recommandation d’achat sur un titre qu’ils estiment décoté de 30% par rapport à son secteur.
(Source : Agefi)
