Les Strokes signent un retour fracassant avec

Les Strokes signent un retour fracassant avec « Reality Awaits »

L’album le plus politique du quintette new-yorkais sort ce vendredi. Entre expérimentations et revendications, voici ce qu’il faut retenir du septième album des Strokes.

Publié le 24/07/2026 à 15:16, mis à jour le 24/07/2026 à 16:37. Temps de lecture : 3 min.


Les Strokes, groupe emblématique de rock alternatif, reviennent avec leur nouvel album Reality Awaits, sorti le 24 juillet 2026. Ce projet marque leur retour après une pause de six ans, suite à la sortie de The New Abnormal en 2020. Composé de Julian Casablancas, Nick Valensi, Albert Hammond Jr, Nikolai Fraiture et Fabrizio Moretti, le quintette new-yorkais explore des thèmes sombres et politiques, s’éloignant des mélodies plus lumineuses qui ont caractérisé leurs précédents travaux.

En quarante-deux minutes, les neuf titres de l’album plongent l’auditeur dans une ambiance postmoderne où l’autotune joue un rôle central. Les Strokes critiquent un système capitaliste et consumériste, livrant un discours engagé sur une société en déclin. Le morceau d’ouverture, Psycho Shit, illustre cette approche avec des paroles évoquant la mort et l’ignorance, tandis que le groupe utilise la déformation vocale pour accentuer son propos.

Leur performance au festival Coachella a également été marquée par un message politique, où ils ont projeté des images illustrant les interventions militaires des États-Unis à travers le monde. Ce choix artistique s’inscrit dans une volonté de dénoncer la violence et le consumérisme ambiant, comme en témoigne le single Going Shopping, qui critique la société de consommation.

Les Strokes abordent également la dépendance aux nouvelles technologies et la surconsommation numérique, thèmes récurrents dans l’album. Le titre Lonely in the Future évoque les défis contemporains liés à l’algorithme et à la mémoire, tandis que Liar’s Remorse aborde l’intelligence artificielle sous un angle inquiétant.

Malgré cette noirceur, l’album ne renie pas les racines du groupe. Des riffs tranchants sont toujours présents, notamment dans Dine n’ Dash, et des moments plus mélancoliques apparaissent avec Falling Out of Love. Le morceau final, Tyrants of the Mellow Moon, offre une lueur d’espoir, invitant à la résistance et à la possibilité d’un changement.


Cet article est basé sur des informations disponibles au moment de la publication.

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