Au cœur d’un été cataclysmique, TotalEnergies annonce 9,8 milliards d’euros de profits
24 juillet 2026 à 15h48
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La crise énergétique exacerbée par la guerre au Moyen-Orient a permis à TotalEnergies de réaliser des bénéfices record. Au second trimestre 2026, le géant français des hydrocarbures a enregistré 4,7 milliards d’euros de profits, soit le double par rapport à l’année précédente à la même période. Pour la première moitié de l’année, la multinationale a accumulé 11,2 milliards de dollars (9,8 milliards d’euros), représentant une augmentation de 72 % par rapport à l’année précédente.
Ces résultats sont principalement dus à la montée des prix de l’essence, du diesel et du kérosène, conséquence des difficultés d’approvisionnement causées par le blocage du détroit d’Ormuz. TotalEnergies a profité de cette situation en spéculant sur la hausse des prix via des achats de stocks en bourse. Les revenus issus de cette activité de trading ont augmenté de 35 % en un trimestre.
L’exploitation des énergies fossiles semble se renforcer, avec une expansion des projets de TotalEnergies à l’échelle mondiale, notamment au Brésil, aux États-Unis et en Libye. Récemment, le gouvernement namibien a approuvé l’acquisition de parts dans le champ offshore Mopane. Selon un rapport d’organisations non gouvernementales, les 65 plus grandes banques mondiales ont financé à hauteur de 906 milliards de dollars (796 milliards d’euros) la production ou le transport de combustibles fossiles en 2025, une hausse de 8 % par rapport à l’année précédente.
En parallèle, TotalEnergies a annoncé qu’elle prolongera son plafonnement des prix à 1,99 euro par litre d’essence et 2,25 euros pour le diesel. Ce geste a coûté environ 200 millions d’euros au premier trimestre, soit 4 % de ses bénéfices, selon des calculs d’ONG.
Un groupe d’ONG, dont Greenpeace et 350.org, a critiqué ces profits jugés « indécents », soulignant que la France fait face à des canicules successives, liées au changement climatique, dont l’industrie pétrolière est en grande partie responsable.
Source : Les Échos
