Haute Autorité de Santé - Séquençage haut débit ciblé du gène CYP2D6 dans le cadre de la pharmacogénétique de l’éliglustat indiqué dans la maladie de Gaucher de type 1

Séquençage haut débit ciblé du gène CYP2D6 : une avancée dans la pharmacogénétique de l’éliglustat pour la maladie de Gaucher de type 1

La Haute Autorité de Santé (HAS) a récemment validé l’utilisation du séquençage haut débit ciblé (SHD) du gène CYP2D6 dans le cadre du traitement par éliglustat pour les patients atteints de la maladie de Gaucher de type 1. Cette décision vise à déterminer le statut métaboliseur des patients, essentiel pour adapter le traitement.

Contexte factuel

L’évaluation de la HAS a pour objectif de définir les variants génétiques d’intérêt du CYP2D6, permettant ainsi de déterminer le statut métaboliseur des patients candidats au traitement par éliglustat. Ce séquençage a été jugé justifié pour les patients adultes et pédiatriques, âgés de 6 à moins de 18 ans et pesant au moins 15 kg.

Données ou statistiques

L’analyse du gène CYP2D6 permet d’identifier différents statuts métaboliseurs, classés selon un score d’activité :

  • Métaboliseur ultrarapide : score > 2,25
  • Métaboliseur normal (ou rapide) : score entre 1,25 et 2,25
  • Métaboliseur intermédiaire : score entre 0 et 1,25
  • Métaboliseur lent : score = 0
  • Métaboliseur indéterminé : lorsque les résultats ne permettent pas une attribution fiable.

Les variants recherchés incluent plusieurs polymorphismes de nucléotides uniques (SNP) et des variations du nombre de copies, permettant d’identifier des allèles spécifiques du CYP2D6.

Conséquence directe

La HAS souligne que cette analyse est cruciale pour adapter la posologie de l’éliglustat ou, le cas échéant, contre-indiquer le traitement en fonction du statut métaboliseur du patient. En effet, le traitement est contre-indiqué chez certains profils métaboliseurs, notamment ceux présentant un phénotype ultrarapide ou indéterminé, afin de prévenir des effets indésirables potentiellement graves.

Cette avancée dans la pharmacogénétique pourrait améliorer la prise en charge des patients atteints de la maladie de Gaucher, en garantissant une approche plus personnalisée et sécurisée.

Source : Haute Autorité de Santé (HAS)

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