Aude Fagot : Les recherches se poursuivent dans la forêt de Jougne
Deux mois après la disparition d’Aude Fagot, une infirmière de 44 ans, les gendarmes ont relancé les recherches dans la forêt de Jougne, un secteur crucial pour l’enquête. Des chiens du Groupe national d’investigation cynophile (GNIC) ont été mobilisés pour aider à la détection de restes humains, qu’ils soient enterrés ou anciens. La justice reste discrète sur les éléments dont elle dispose.
Aude Fagot n’a plus donné signe de vie depuis le 31 mai. Selon le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, « les investigations sont toujours en cours et sont conduites par un juge d’instruction ». La dernière fois qu’elle a été vue, c’était le dernier dimanche de mai, vers 16 heures, après avoir quitté son domicile à Jougne. Sa voiture a été retrouvée, vide, quelques jours plus tard dans un secteur boisé proche de la frontière suisse, sans qu’aucun indice n’ait été découvert pour élucider les circonstances de sa disparition.
Le 6 juin, les gendarmes ont lancé un appel à témoins, relayé largement sur les réseaux sociaux, pour retrouver cette femme brune aux yeux marron, mesurant 1,56 m et pesant 50 kg. Les détails physiques fournis incluent des cheveux mi-longs et lisses, ainsi que des oreilles percées.
Hédi Merras, le compagnon d’Aude Fagot depuis six ans, a déclaré être la dernière personne à avoir eu des nouvelles d’elle et a ressenti « quelque chose d’anormal » avant sa disparition. Il a indiqué qu’il ne reçoit pas d’informations sur l’avancée de l’enquête de la part des gendarmes et préfère ne pas s’exprimer dans la presse.
Une battue citoyenne a été organisée le 8 juin, mobilisant plus de 250 bénévoles et une trentaine de gendarmes, mais n’a pas donné de résultats. Des équipes cynophiles et un hélicoptère ont également été engagés dans les recherches.
Le 9 juin, le parquet de Besançon a ouvert une information judiciaire pour arrestation, enlèvement et séquestration. Cette qualification permet aux enquêteurs de disposer de moyens d’investigation plus étendus, sans pour autant établir qu’un enlèvement a eu lieu.
Les investigations se poursuivent de manière discrète, incluant l’exploitation de données téléphoniques et des recherches en coopération avec les autorités suisses. Les pistes restent variées, allant de la disparition volontaire à l’intervention d’un tiers, bien qu’aucun élément concret n’ait été rendu public pour privilégier une hypothèse.
Source : l’Est-Républicain
