Violences sexuelles : Un agent immobilier jugé pour agression sur une serveuse de 19 ans
Le 21 juillet, un agent immobilier de 39 ans a comparu devant le tribunal de Pontoise pour des accusations d’agression sexuelle à l’encontre d’Emma, une serveuse de 19 ans. Les faits se seraient déroulés après un repas arrosé, où il aurait caressé la jeune femme de force derrière le bar. L’agent immobilier plaide son innocence, affirmant qu’il s’agissait d’un « jeu de séduction ».
Durant l’audience, la juge a rappelé que l’accusé avait évoqué ce « jeu de séduction ». Emma, avec assurance, a rétorqué : « C’est très vexant de penser que je puisse être attirée par cet homme-là. » Elle a témoigné de l’impact psychologique que cet incident a eu sur sa vie, déclarant qu’elle ne peut plus travailler dans un restaurant et qu’elle ressent une insécurité totale.
Les événements se sont produits le 12 décembre 2025, lorsque l’accusé et plusieurs de ses fournisseurs ont déjeuné dans le restaurant où Emma travaille. Après plusieurs heures de consommation d’alcool, l’accusé aurait commencé à faire des commentaires inappropriés et à se rapprocher physiquement d’Emma. Lorsqu’elle a tenté de s’éloigner, il l’aurait plaquée contre une caisse, touchant son corps malgré ses refus répétés.
Emma a finalement décidé de porter plainte pour agression sexuelle le 23 décembre, après avoir constaté que ses patrons minimisaient les faits en insinuant qu’elle était en partie responsable en raison de son comportement.
Lors de son témoignage, l’accusé a déclaré qu’il ne pensait pas avoir dépassé les limites et a reconnu avoir consommé l’équivalent de quatre verres d’alcool. Il a tenté de justifier ses actions en affirmant qu’il n’avait pas intentionnellement touché la poitrine de la jeune femme.
Le procureur a soutenu que la victime était sincère et a requis une peine de 18 mois de prison, dont 12 mois avec sursis probatoire, comprenant une interdiction de contact et une obligation de soins psychologiques. L’avocat de l’accusé a demandé la relaxe, arguant qu’il n’y avait pas d’intention criminelle.
Le tribunal a finalement suivi les réquisitions du procureur, condamnant l’accusé à une peine de détention à domicile.
Source : Actu Juridique