Être jeune et ludovicien aujourd’hui : Saint-Louis vue par quatre de ses jeunes habitants
Leur regard sur leur lieu de vie
À Saint-Louis, les jeunes habitants expriment des opinions variées sur leur environnement. Jessenia, 17 ans, élève au lycée Jean-Mermoz, décrit son quartier de Saint-Louis/Neuweg comme « assez calme, avec pas tellement d’animations, à part à la Petite Camargue alsacienne ». De son côté, Elza, 16 ans et également lycéenne au Mermoz, vit à Bourgfelden, un quartier qu’elle considère plus animé grâce à la présence d’établissements scolaires et d’infrastructures sportives.
Galiléa, 20 ans, qui habite dans le quartier de la gare, souligne que ce secteur n’est pas très fréquenté, tandis qu’Isaac, 16 ans, originaire du quartier Wallart, note que cet endroit peut être attractif, mais parfois source d’incidents, notamment lors d’événements sportifs.
Leur regard sur la ville
Elza fait remarquer que la proximité des frontières avec la Suisse et l’Allemagne offre des opportunités. Galiléa observe qu’au fil du temps, Saint-Louis a évolué d’une « ville morte » à une ville où les événements attirent de plus en plus de monde. Jessenia et Isaac ajoutent qu’il y a eu des améliorations, notamment dans la rénovation de la place de l’hôtel-de-ville, qui est devenue plus animée.
Ce qu’il manque à Saint-Louis
Les jeunes s’accordent à dire qu’il manque un espace dédié à la jeunesse. Galiléa suggère la création d’écoles supérieures pour attirer des étudiants, ce qui pourrait dynamiser la ville. Isaac critique également le coût du transport scolaire, plaidant pour la gratuité des bus pour les étudiants.
Les sorties
Les jeunes préfèrent souvent sortir vers Bâle ou Mulhouse, jugées plus dynamiques. Isaac mentionne que les options de loisirs à Saint-Louis se limitent à des lieux comme l’Arche ou le Five. Elza indique que le centre-ville manque d’endroits attractifs, rendant les sorties moins intéressantes.
Leurs projets pour la ville, s’ils avaient carte blanche
Aucun des quatre jeunes ne se voit rester à Saint-Louis à long terme, citant l’absence d’universités comme une raison majeure de leur départ. Ils imaginent un avenir où des lieux de rencontre seraient créés pour favoriser une vie communautaire plus dynamique. Galiléa propose d’organiser davantage d’événements pour mettre en avant les atouts de la ville.
Conclusion
Les jeunes de Saint-Louis expriment un désir de changement et d’amélioration de leur cadre de vie. Ils aspirent à une ville plus dynamique et accueillante, capable de retenir les talents et de favoriser les échanges culturels.
Source : DNA
