Affaire de viols par soumission chimique en Argovie: la classe politique suisse réagit

Affaire de viols par soumission chimique en Argovie : la classe politique suisse réagit

C’est une affaire sordide dont on me l’ampleur révélation après révélation. Un ancien député cantonal argovien, accusé de centaines de viols par soumission chimique, aurait fait quatre victimes en tout, dont son ex-épouse. L’histoire secoue tout le pays et pourrait avoir des suites politiques.

Cet ancien élu cantonal UDC est accusé d’avoir drogué et violé son ex-compagne et sa fille, ainsi que son ex-femme à au moins 140 reprises. Une quatrième victime est également citée dans l’acte d’accusation, une personne qui aurait été sédatée mais pas violée. Incarcéré depuis 2023, l’ancien élu risque la prison à perpétuité. Il bénéficie de la présomption d’innocence.

Ces cas de soumission chimique font réagir la classe politique. Pour les femmes PLR, « les dangers liés aux ‘drogues du viol’ doivent également faire l’objet d’une prise de conscience accrue de la part des autorités, des institutions et de la société ».

« Les violences sexuelles et sexistes ne sont pas une succession de faits divers. Elles sont un problème systémique », dénonce sur Instagram la conseillère nationale Léonore Porchet (Verte/VD), appelant notamment à « former toute la chaîne pénale et judiciaire aux violences sexuelles et à la soumission chimique ».

La conseillère nationale Laurence Fehlmann Rielle (PS/GE) souhaite accélérer la mise en place de mes déjà décidées pour harmoniser la réponse dans tous les cantons. Elle souligne l’importance de « renforcer les mes de prévention, de dépistage et de soutien aux victimes ».

Concernant la sécurité des ordonnances, le conseiller national et pharmacien Thomas Bläsi (UDC/GE) déclare qu’il n’y a pas beaucoup de cas détectés. Il propose de renforcer la sécurité des ordonnances, pointant l’usage détourné de certains médicaments légaux pour commettre ces actes. Cette proposition sera débattue au Conseil national lors d’une prochaine session.

Enfin, Marc Augsburger, responsable de l’unité de toxicologie du Centre universitaire romand de médecine légale, rappelle qu’il est illégal d’administrer à quiconque une substance psychoactive.

Source : RTS.

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