Enquête ouverte à Paris contre le réseau libertin Wyylde
Le parquet de Paris a annoncé, le 23 juillet 2026, l’ouverture d’une enquête visant le réseau social libertin Wyylde, soupçonné d’avoir été utilisé dans une affaire de viols collectifs filmés en Gironde. Cette enquête fait suite à des révélations de plusieurs médias, dont Politico et Le Monde, qui ont mis en lumière le rôle de la plateforme dans les agissements du principal suspect, Christophe B., accusé d’avoir recruté des hommes pour violer plusieurs de ses compagnes successives.
Contexte
Dix-neuf hommes sont actuellement mis en examen dans cette affaire pour des faits de viols collectifs et d’actes de barbarie, selon le parquet de Bordeaux. À ce jour, six victimes ont été identifiées, dont cinq se sont constituées parties civiles. L’affaire a débuté en 2023 lorsqu’une des victimes a déposé plainte contre son ex-conjoint, dénonçant des viols collectifs orchestrés par celui-ci avec des complices.
L’enquête sur Wyylde a été confiée à la section de recherches de Paris. Les chefs d’accusation incluent la fourniture d’une plateforme en ligne pour permettre des transactions illicites en bande organisée, ainsi que la complicité dans la diffusion d’enregistrements d’atteintes à l’intégrité des personnes.
Données
Des dizaines de vidéos ont été retrouvées au domicile de Christophe B., montrant des scènes de viol caractérisant l’absence de consentement des femmes. Le parquet a décrit des témoignages évoquant des « hurlements de douleur » et a identifié plusieurs lieux de commission des faits, y compris des clubs libertins et des espaces publics à Bordeaux.
Wyylde a exprimé sa consternation face à ces événements, affirmant qu’ils avaient découvert « avec effroi » ces faits « extrêmement graves ». La plateforme a assuré qu’elle retire immédiatement tout contenu illicite signalé et qu’elle coopère avec les enquêteurs.
Conséquence directe
Cette affaire soulève des questions sur la responsabilité des plateformes en ligne dans la prévention de crimes sexuels et met en lumière les dangers potentiels associés à des réseaux sociaux spécialisés dans le libertinage.
Source : Franceinfo