Réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans : en Australie, les ados ont déjà trouvé les failles
En France, le Parlement a adopté le 21 juillet une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux adolescents de moins de 15 ans, avec une mise en application prévue pour le 1er septembre 2026 pour les nouveaux comptes, et le 1er janvier 2027 pour les comptes existants. Les plateformes concernées devront vérifier l’âge de leurs utilisateurs, une me qui s’inspire de l’expérience australienne. Ce pays a, en effet, interdit l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans à partir de fin 2025. Toutefois, plusieurs mois après l’entrée en vigueur de cette loi, de nombreux adolescents continuent d’accéder à ces plateformes.
En Australie, des applications telles que TikTok, Instagram, Snapchat, Facebook, X et YouTube doivent mettre en place des mes pour empêcher les moins de 16 ans de créer ou de conserver un compte, sous peine de sanctions financières. Pour vérifier l’âge, les plateformes peuvent exiger une pièce d’identité, analyser une photo du visage ou croiser des données associées au compte. Cependant, ces méthodes ne sont pas toujours fiables.
Des études rapportées par CNN et Franceinfo indiquent que de nombreux adolescents ont réussi à contourner ces restrictions. Une enquête menée auprès de plusieurs centaines de jeunes australiens révèle que 85 % des adolescents continuent d’utiliser des réseaux sociaux malgré l’interdiction.
Les jeunes usent de diverses techniques pour contourner ces restrictions. Certains utilisent des VPN, des outils qui modifient leur localisation virtuelle, tandis que d’autres fournissent de fausses dates de naissance. De plus, des adolescents ont recours à des comptes créés par des parents ou des frères et sœurs plus âgés. Certains vont jusqu’à utiliser des portraits générés par intelligence artificielle pour tromper les systèmes de vérification d’âge.
Cette situation soulève un autre risque : les adolescents, privés des grandes applications, pourraient se tourner vers des plateformes moins connues et potentiellement plus dangereuses. Par ailleurs, la vérification de l’âge soulève des questions sur la protection des données personnelles, car elle implique le traitement d’informations sensibles.
Source : Parents.fr
