Il faut porter la voix de celles qui souffrent en silence : l’appel de Marielle Garonzi pour un congé menstruel

Marielle Garonzi, élue de Revel en Haute-Garonne, interpelle le gouvernement sur la nécessité d’un congé menstruel. Cette initiative, qui a débuté à l’échelle locale, a pris de l’ampleur jusqu’à atteindre la Région et le gouvernement. Un vœu, soutenu par la Région Occitanie, a été présenté à Aurore Bergé, ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes.

En 2024, alors première adjointe, Garonzi a proposé une autorisation spéciale d’absence pour les agentes souffrant d’endométriose ou de règles douloureuses. Cependant, cette me a été rejetée par la préfecture en raison de l’absence d’un cadre législatif national.

« Je connais plusieurs femmes atteintes d’endométriose dont le quotidien est très compliqué », souligne Garonzi, qui a recueilli des témoignages dans son entourage et localement, renforçant ainsi sa détermination à faire avancer ce dossier.

Lors de son intervention à l’assemblée régionale en décembre 2024, elle a insisté sur la nécessité d’agir. En réponse, la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, a approuvé la formation d’un groupe de travail transpartisan, dirigé par le vice-président Pierre Lacaze. Après plusieurs mois de concertations avec des professionnels de santé et des associations, un vœu concernant les problématiques hormonales féminines au travail a été adopté le 4 juin 2026.

Bien que la Région ne puisse pas encore instaurer un congé menstruel, elle prévoit des mes concrètes telles que la sensibilisation des responsables de service, l’instauration de télétravail sur prescription médicale, la création d’espaces de repos, et l’adaptation des tenues professionnelles. Par exemple, les pantalons blancs dans les cuisines des lycées pourraient être remplacés par des modèles plus adaptés lors du renouvellement des marchés.

Le vœu présenté à la ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes doit désormais trouver un écho au niveau national. Marielle Garonzi espère mobiliser des parlementaires et des élus locaux à la rentrée pour faire avancer cette cause.

« Il faut rester mobilisés et porter la voix de celles qui souffrent en silence », conclut-elle, soulignant l’importance de ce dossier qui a pris racine à Revel et qui est désormais sur la table du gouvernement.

Source : La Dépêche.

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