Défavorable aux tests de féminité, la France lance un Observatoire de l’intersexuation et de l’identité dans le sport pour

La France crée un Observatoire de l’intersexuation et de l’identité dans le sport

L’Observatoire des variations, de l’intersexuation et de l’identité dans le sport a été établi, jeudi, par le ministère des Sports dirigé par Marina Ferrari, dans le but de « donner les moyens d’éclairer les décisions publiques ».

Quatre mois après le rétablissement des tests de féminité pour les prochains Jeux Olympiques, le gouvernement français a annoncé la création de cet observatoire, avec un premier rapport attendu au deuxième semestre 2026. La ministre des Sports, Marina Ferrari, a exprimé sa « grande préoccupation » face à cette évolution, dénonçant un « retour en arrière ». En France, les lois de bioéthique interdisent les tests génétiques sans nécessité médicale. Elle a affirmé que la France continuera de défendre des principes fondamentaux tels que l’équité sportive et la protection de l’intégrité physique et psychologique des athlètes, en particulier des femmes.

En fin 2024, un rapport sur la transidentité et le sport de haut niveau avait été remis au gouvernement par un comité d’experts. Ce rapport a conduit à la décision de créer l’Observatoire des variations du développement, de l’intersexuation et de l’identité dans le sport (OVIDIS).

Marina Ferrari a souligné que cet observatoire vise à éclairer les décisions publiques et à accompagner les athlètes en préparation pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Los Angeles en 2028, ainsi que pour les Jeux d’hiver des Alpes françaises en 2030. Le rapport d’orientation qui sera remis proposera plusieurs scénarios prospectifs pour éclairer les choix du mouvement sportif et des pouvoirs publics.

En mars 2026, le Comité International Olympique (CIO) a annoncé le rétablissement des tests génétiques de féminité, trente ans après leur abandon, excluant ainsi du sport féminin les athlètes transgenres et une partie des athlètes intersexes. Avant le CIO, World Athletics avait été la première fédération internationale à instaurer de tels tests. Le 21 juillet 2026, la WTA a également suivi cette tendance, instaurant des tests de genre pour toutes les joueuses de son circuit.

Source : Franceinfo.

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