Morts de la canicule : « Le gros du problème, c’est le logement »

Morts de la canicule : « Le gros du problème, c’est le logement »

Un bilan humain alarmant a été enregistré durant la canicule de juin 2026, avec 5 764 décès supplémentaires, soit une augmentation de 36 % par rapport aux prévisions basées sur les six dernières années. Ce constat, inédit depuis la canicule de 2003 qui avait causé 15 000 morts, a été révélé par les données provisoires de Santé publique France.

Contexte factuel

Les vagues de chaleur de cet été ont touché toutes les tranches d’âge, avec une surmortalité particulièrement marquée chez les 45-64 ans, dont le taux a bondi de 55 %. Bien que des mes aient été prises depuis 2003 pour protéger les populations vulnérables, notamment dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), il apparaît que la majorité des décès récents sont survenus à domicile, notamment dans des logements inadaptés aux fortes chaleurs. Basile Chaix, directeur de recherche à l’Inserm, souligne l’importance de s’attaquer à cette problématique.

Données ou statistiques

Santé publique France indique que les décès ont augmenté dans tous les types de lieux, mais surtout à domicile. En outre, durant l’été 2023, 5 300 morts ont été attribuées à la chaleur, dont un tiers seulement ont eu lieu pendant les périodes de canicule. Ces chiffres révèlent une tendance inquiétante, suggérant que la chaleur a des effets mortels même en dehors des épisodes caniculaires.

Conséquence directe

Le manque d’adaptation des logements à la chaleur extrême est un facteur clé de cette surmortalité. Les experts appellent à un plan d’action pour améliorer les conditions de vie des personnes vulnérables, notamment en matière de climatisation et de rénovation énergétique des logements. Sans une intervention significative de l’État, les inégalités d’accès à des conditions de vie décentes en période de chaleur ne feront qu’augmenter.

Source : Santé publique France.

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