L’IA doit passer de l’assistance à l’action
À l’occasion de l’AI Appreciation Day, Zoom met en avant une nouvelle étape pour l’intelligence artificielle en entreprise. L’enjeu n’est plus seulement de mer l’IA à sa capacité à résumer, rédiger ou suggérer, mais à sa capacité à transformer les échanges en actions concrètes.
L’intelligence artificielle s’est largement installée dans les entreprises, mais son impact reste encore inégal. Les organisations investissent massivement dans ces technologies, avec des dépenses européennes qui pourraient atteindre près de 290 milliards de dollars d’ici 2029. Pourtant, l’adoption ne suffit plus à démontrer la valeur.
« L’intelligence artificielle a largement dépassé le stade de l’expérimentation, mais pour la plupart des entreprises, elle n’a pas encore tenu ses promesses. Les organisations européennes devraient consacrer près de 290 milliards de dollars à l’IA d’ici 2029. Mais investir est une chose. Si vous demandez aux dirigeants si l’IA change profondément la façon de travailler, vous entendrez beaucoup d’optimisme prudent, mais aussi une frustration plus discrète », déclare Alex Shumway-Jones, Directeur EMEA de Zoom.
Les premiers usages de l’IA ont permis d’accélérer certaines tâches individuelles, comme la rédaction d’e-mails, la synthèse de réunions ou la recherche d’informations. Ces fonctionnalités ont apporté des gains de productivité, mais elles ne répondent pas toujours aux blocages plus profonds dans les organisations. « Voici pourquoi : la plupart des outils d’IA actuels ajoutent une charge cognitive. Davantage de résumés à lire, davantage de suggestions à examiner, davantage de contenus à passer en revue. Ils aident les individus à travailler plus vite en rédigeant des e-mails, en résumant des réunions ou en faisant remonter des informations, mais ils ne s’attaquent pas au véritable goulot d’étranglement. Le travail se bloque lors des transmissions d’informations, les décisions tardent à être prises et certaines actions passent entre les mailles du filet. Pendant ce temps, les collaborateurs consacrent leur temps à des tâches opérationnelles répétitives plutôt qu’aux missions qui nécessitent un réel jugement humain », poursuit-il.
Le sujet dépasse donc la seule productivité individuelle. La valeur de l’IA se joue aussi dans sa capacité à fluidifier l’exécution collective, à accélérer les décisions et à éviter que certaines actions ne restent bloquées entre une réunion, un message ou une transmission d’information. « C’est là que se trouve le véritable retour sur investissement. Non pas dans le fait de rendre les individus légèrement plus efficaces, mais dans la capacité à permettre à l’ensemble de l’organisation d’agir plus rapidement. L’IA dispose désormais des capacités nécessaires pour aller au-delà de la réponse aux questions et de la génération de contenu. Elle peut transformer des conversations en actions concrètes, automatiquement. En allégeant le poids de la charge opérationnelle, elle libère la capacité humaine pour ce qui compte réellement : la réflexion créative, les conversations porteuses de sens et les décisions qui exigent une compréhension du contexte et des nuances. C’est le passage d’une IA conçue comme assistant de productivité à une IA qui accélère la performance de l’entreprise. C’est à partir de là que l’investissement commence à porter ses fruits », ajoute Alex Shumway-Jones.
Cette vision traduit une évolution plus large du marché. Après l’IA d’assistance, centrée sur l’individu, les entreprises cherchent désormais des outils capables d’améliorer la performance collective. L’IA devient alors moins un copilote de productivité personnelle qu’un levier d’exécution pour l’organisation.
Source : Zoom
