Polluants éternels dans l’alimentation : l’Europe change ses recommandations sur le TFA
L’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a annoncé, le 22 juillet 2026, une révision de ses recommandations concernant les doses admissibles de l’acide trifluoroacétique (TFA) dans l’eau et l’alimentation. Ce composé chimique, issu de la dégradation des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), est présent dans les eaux souterraines, les sols et les cultures vivrières.
En décembre 2025, un rapport de l’Anses avait révélé la présence de 35 PFAS dans l’eau, dont 20 détectés dans des échantillons d’eau brute et 19 dans l’eau distribuée au robinet. Le TFA a été retrouvé dans 92 % des prélèvements d’eau, avec une concentration médiane de 780 ng/L dans l’eau distribuée.
Un effet perturbateur endocrinien
Des études animales récentes indiquent que ce polluant pourrait avoir des effets néfastes sur la santé. Selon Générations Futures, des données suggèrent que le TFA affecte la thyroïde, le système immunitaire et la qualité du sperme. L’EFSA a sollicité l’avis de son comité d’experts sur les perturbateurs endocriniens concernant ces effets.
L’EFSA a fixé la dose journalière admissible (DJA) pour les consommateurs à 0,014 milligramme par kilogramme de poids corporel et par jour, une baisse par rapport à l’ancienne valeur de 0,05. Cette nouvelle DJA est environ 3,5 fois plus faible que la précédente. De plus, une nouvelle dose aiguë de référence a été établie à 0,07 milligramme par kilogramme de poids corporel. Ces mises à jour se basent sur des données indiquant que le TFA modifie les taux de thyroxine, une hormone clé pour le fonctionnement de l’organisme. Des contrôles plus stricts sont envisagés pour asr le respect de ces nouvelles normes.
Source : EFSA, Anses.
