Pierre et Frédérique : un nouveau départ dans les Landes, mais des défis financiers persistent
Après des mois de difficultés, Pierre et Frédérique ont quitté leur ancienne maison pour s’installer à Saint-Pierre-du-Mont, près de Mont-de-Marsan. Ce déménagement apporte une stabilité bienvenue à leur famille, mais Pierre, ancien candidat de L’Amour est dans le Pré, continue de se battre pour sauver son exploitation familiale et surmonter une situation financière fragile.
Pour Pierre et Frédérique, ce changement représente une bouffée d’air frais. « Le plus important, c’est l’amour de ma femme et de mon fils », déclare Pierre. Leur nouvelle maison permet également à sa belle-mère, Joseline, de vivre avec eux, ce qui est essentiel pour son suivi médical. Le couple a également pris soin de préserver le quotidien de leur fils Gabriel, permettant ainsi à ce dernier de continuer sa scolarité et ses activités.
Pierre, originaire de Saint-Pastou de Bonrepaux, a vu son aventure agricole prendre un tournant difficile après la liquidation judiciaire de son GAEC, Les Gascons dans le Pré. Avec près de 1,5 million d’euros de dettes, il a dû vendre sa maison familiale à Castex-d’Armagnac avant de trouver un nouveau logement grâce à une cagnotte de solidarité lancée par sa belle-mère.
Cette mobilisation a réuni 1 026 personnes, amassant un total de 41 000 euros. « Certains ont donné 1 euro et d’autres 10 000. Des personnes connues, d’autres anonymes », explique Pierre. En plus de leur nouvelle maison, ils ont pu acquérir un fourgon pour remplacer leur ancien véhicule saisi.
Les gestes de solidarité humaine ont également marqué cette période difficile. Pierre a reçu de nombreux courriers et colis de soutien, ainsi que des marques d’affection sur les marchés où il travaille.
Malgré des perspectives plus encourageantes, Pierre est conscient que les prochaines semaines seront cruciales. « Au mois d’avril, tout pouvait basculer en dix ou quinze jours. Aujourd’hui, on raisonne à deux mois. » Son plan de redressement pourrait se préciser cet automne, avec la possibilité d’un étalement du remboursement des dettes sur dix à quinze ans.
Pierre reste déterminé et confiant, malgré les convocations régulières au tribunal. « Il faut être vaillant, se lever à 4 heures et aller sur les marchés. » Son objectif demeure simple : continuer à travailler et maintenir sa clientèle, tant en France qu’à l’international, afin que son activité ne s’arrête pas définitivement.
Source : La Dépêche
