Les années passent : Barguil, Alaphilippe, Martin à la peine sur le Tour de France 2026
À eux trois, ils totalisent huit victoires d’étapes, deux maillots de la montagne, cinq top 10 au classement général du Tour de France et cumulent 101 années. Pourtant, lors de cette édition 2026, il faut descendre jusqu’à la 19e place pour apercevoir un de leurs noms dans les classements. Ce mercredi, Guillaume Martin (Groupama-FDJ) se trouvait à cette position à Voiron. Le Normand, tout comme Julian Alaphilippe (Tudor) et Warren Barguil (Picnic-PostNL), semble avoir été rattrapé par le poids des ans sur cette Grande Boucle.
Warren Barguil, 34 ans, a exprimé ses difficultés : « L’an passé, je marchais bien, j’arrivais à me faire plaisir. Cette année, c’est juste compliqué, j’ai des sensations hyper difficiles. J’aimerais bien avoir des fourmis dans les jambes mais elles ne sont juste pas là. » Dix ans après ses victoires mémorables à Foix et à l’Izoard, il admet que « les années passent » et que la fin approche pour les derniers représentants d’une génération dorée, déjà marquée par les départs à la retraite de Thibaut Pinot, Romain Bardet, Arnaud Démare et Nacer Bouhanni.
Les coureurs constatent que le niveau ne cesse de s’élever et que les jeunes n’ont plus de temps à perdre. Alaphilippe a souligné : « L’écart se creuse avec la nouvelle génération et j’ai une moins bonne récupération que ceux qui arrivent. » Guillaume Martin, 33 ans, reste optimiste malgré des performances en deçà de ses attentes : « Je suis combatif et ambitieux. »
Samedi dernier, au Markstein, Barguil et Alaphilippe ont terminé au-delà du top 100, à près de 35 minutes du vainqueur Tadej Pogacar. Barguil a reconnu une période difficile, tandis qu’Alaphilippe, toujours acclamé lors des présentations, cherche à comprendre ses difficultés.
À quelques jours de Paris, leurs opportunités de briller se réduisent. Sur la route de Voiron, avant d’attaquer les Alpes, Martin a néanmoins prouvé qu’il reste compétitif en s’accrochant à une échappée. Une dernière démonstration que les champions ne meurent jamais.
Source : Le Télégramme.
