Oliver Jones, grand pianiste de jazz montréalais, s’éteint à 91 ans
Oliver Jones, figure emblématique du jazz montréalais, est décédé mercredi à l’âge de 91 ans. L’annonce a été faite par sa famille et la maison de disques Justin Time Records dans un communiqué, sans préciser la cause de son décès.
Musicien exceptionnel, Oliver Jones a laissé une empreinte indélébile sur de nombreuses vies. Son immense talent et sa gentillesse ont marqué des générations, comme le souligne un hommage rendu par Simon Fauteux, relationniste de la légende du jazz.
Né le 11 septembre 1934 dans le quartier de la Petite-Bourgogne à Montréal, Jones a été influencé par le pianiste Oscar Peterson dès son jeune âge. À trois ans, il jouait déjà de mémoire des chansons entendues à la radio, et à neuf ans, il se produisait au Café St-Michel, un lieu mythique du jazz à Montréal.
Après avoir travaillé dans la région de Montréal de 1953 à 1963, il s’établit à Porto Rico, où il devint directeur musical d’un orchestre de variété de style calypso, le Kenny Hamilton Show Band, de 1964 à 1980. De retour à Montréal en 1981, il fonda le club Biddle’s Jazz and Ribs, devenu par la suite la House of Jazz, où il était pianiste attitré.
Au cours de sa carrière, Oliver Jones a enregistré plus de 20 albums, dont certains sont devenus des références dans l’histoire du jazz, tels que Lights of Burgundy, son premier album de compositions originales, sorti en 1985. Il a également été un habitué du Festival international de jazz de Montréal et a collaboré avec divers orchestres symphoniques.
En plus de sa carrière musicale, Jones s’est engagé dans des actions philanthropiques, offrant des pianos à des écoles et églises, et soutenant de jeunes talents comme le prodige Daniel Clarke Bouchard.
Oliver Jones a reçu de nombreux honneurs, dont le prix Oscar-Peterson et le titre de citoyen d’honneur de Montréal, et a été fait chevalier de l’Ordre national du Québec ainsi qu’officier de l’Ordre du Canada.
Source : L’encyclopédie canadienne
