Etats-Unis : Les députés valident un budget de plus de 1.150 milliards de dollars pour la Défense
Mercredi, la Chambre des représentants des Etats-Unis a adopté un projet de loi fixant le budget de la défense pour 2027. Ce texte, qui prévoit plus de 1.150 milliards de dollars de dépenses dans un contexte de reprise du conflit contre l’Iran, doit encore être approuvé par le Sénat.
Le projet de loi sur le budget de la Défense (NDAA) a été adopté par 216 voix contre 212, illustrant ainsi les profondes divisions entre républicains et démocrates sur un texte habituellement voté avec un large consensus. Il prévoit environ 250 milliards de dollars supplémentaires par rapport à 2026.
Cette enveloppe doit notamment financer une hausse de la solde des militaires comprise entre 5 % et 7 %, ainsi que le renforcement de plusieurs capacités militaires. Le président républicain de la Chambre, Mike Johnson, a déclaré que « cette loi fournit à nos braves soldats une augmentation qui n’a que trop tardé, renforce notre dissuasion nucléaire et notre défense antimissiles, y compris avec la construction du Dôme d’or ». Les républicains estiment également qu’elle permettra de « réapprovisionner les stocks amoindris » d’armement.
Les démocrates, à l’inverse, ont dénoncé le contenu du texte. Le député Jerry Nadler a accusé Donald Trump et son ministre de la Défense, Pete Hegseth, de disposer de « 1.150 milliards de dollars pour leurs dépenses militaires hors de contrôle et pour leurs agissements irresponsables ». Selon lui, « le NDAA est un mauvais texte onéreux qui finance une guerre illégale et sape notre démocratie ».
Une autre source de tensions concerne l’intégration du « SAVE America Act », un texte soutenu par Donald Trump visant à restreindre les modalités de vote. L’opposition démocrate estime que cette disposition pourrait compliquer l’adoption du projet de loi au Sénat. De plus, le renforcement de la coopération entre les armées américaine et israélienne suscite également des critiques. La députée Alexandria Ocasio-Cortez considère que cette disposition constitue « une menace existentielle pour la souveraineté et la démocratie américaine ».
Source : 20 Minutes
