Alcool et drogue en mer : la loi RIPOST renforce les contrôles
Ce lundi 21 juillet 2026, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi RIPOST sur la sécurité du quotidien. Parmi les différentes mes, l’amendement Benjamin va donner de nouveaux pouvoirs aux forces de l’ordre pour effectuer des contrôles d’alcoolémie et de stupéfiants en mer. Nous avons fait le point avec la Préfecture maritime de l’Atlantique.
C’est à l’issue d’un vote à l’Assemblée nationale que le projet de loi RIPOST a été adopté, avec 351 députés pour et 179 contre. Cet amendement vise à combler un vide juridique et à renforcer la sécurité en mer, tant pour les plaisanciers que pour les professionnels.
L’initiative a été motivée par un drame survenu en mai 2025, lorsque un garçon de 8 ans a perdu la vie après que son voilier ait été percuté par un bateau de pêche dont le conducteur était sous l’influence de drogues.
Actuellement, les contrôles sur les stupéfiants ne sont réalisés qu’après un accident. Les contrôles d’alcoolémie, quant à eux, sont déjà menés sporadiquement pour prévenir les comportements dangereux. Mme Guivarch, Cheffe du bureau de la Lutte contre les trafics illicites à la Préfecture maritime de l’Atlantique, souligne que la loi RIPOST renforce les capacités de contrôle des services de l’État.
Les comportements à risque sont désormais mieux encadrés. L’ivresse manifeste peut entraîner une suspension de permis sans me d’alcoolémie, tandis que la conduite sous l’empire d’un état alcoolique sera mesurée par un éthylotest. Le décret 2026-434 a été introduit pour créer une infraction spécifique pour l’ivresse manifeste en mer.
Les sanctions pénales sont également renforcées : la conduite sous l’influence d’alcool pourrait entraîner jusqu’à trois ans de prison et 9 000 euros d’amende. En cas de cumul avec des stupéfiants, la peine pourrait atteindre cinq ans d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.
Ce projet de loi vise à établir un cadre légal plus cohérent entre les domaines routier, fluvial et maritime. Les modalités de contrôle et de dépistage seront définies par des décrets d’application prévus pour le premier semestre 2027.
Source : France 3 Normandie
