Carrières à Rivière-Rouge | La Fédération québécoise des municipalités demande l’annulation du projet 

La Fédération québécoise des municipalités demande l’annulation du projet de carrières à Rivière-Rouge

Le projet de carrières de roche concassées sur un territoire de villégiature au lac Marsan, dans les Laurentides, doit être annulé, car il ne respecte pas la volonté de la communauté, selon la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

L’organisme, qui représente les petites municipalités, souligne la nécessité de « revoir complètement le processus d’autorisation du ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) afin que les décisions et les pouvoirs des municipalités et des MRC soient respectés ».

Dans un communiqué diffusé mercredi, la municipalité de Rivière-Rouge et la MRC d’Antoine Labelle interpellent la première ministre Christine Fréchette pour qu’elle intervienne rapidement afin de révoquer les baux exclusifs d’exploitation (BEX) des carrières à proximité du lac Marsan. Ces baux ont été dénoncés par les citoyens dans un reportage publié par La Presse.

La FQM appelle également les partis en lice aux prochaines élections provinciales à s’engager à annuler le bail d’exploitation délivré à l’entreprise souhaitant exploiter deux carrières dans ce secteur. Les BEX couvrent 80 hectares de forêt, soit environ 110 terrains de football, et se trouvent à moins de 300 mètres du lac et des puits artésiens qui alimentent les résidents en eau, ainsi qu’à environ 50 mètres des résidences les plus proches.

Depuis 2022, des citoyens, la Ville de Rivière-Rouge et la MRC d’Antoine-Labelle s’opposent fermement à la présence de carrières de roches au lac Marsan. Daniel Bourdon, préfet de la MRC d’Antoine-Labelle et administrateur de la FQM, déclare : « Les élu(e)s locaux ont consacré des années à définir une vision de développement pour ce territoire. Lorsqu’un projet d’une telle ampleur est autorisé malgré les préoccupations exprimées par le milieu, il est légitime de se demander si la voix des collectivités est réellement entendue. »

Alejandra Zaga Mendez, députée de Québec solidaire, affirme que « ce projet n’a pas sa place dans cet environnement » et réclame la suspension immédiate des baux ainsi qu’une évaluation environnementale indépendante et complète. Elle insiste sur le fait qu’aucun projet de cette ampleur ne devrait avancer sans une consultation publique adéquate et une réelle acceptabilité sociale.

Marie-Karlynn Laflamme, porte-parole du Parti québécois, souligne que « l’acceptabilité sociale est une condition essentielle au développement de projets miniers » et critique le gouvernement actuel pour son manque de transparence dans le processus d’autorisation.

Le cabinet de la ministre du MRNF, Kateri Champagne Jourdain, a indiqué être « sensible aux préoccupations des citoyens du lac Marsan » et collabore avec les acteurs concernés pour trouver un terrain alternatif. Cependant, les autorisations environnementales nécessaires pour que les opérations commencent sur les sites manquent encore.

Aucun député du Parti libéral du Québec n’a été disponible pour commenter la situation.

Source : La Presse

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