Donald Trump donne son feu vert à un accord nucléaire civil avec l’Arabie saoudite
Donald Trump a approuvé un accord qui permettra à l’Arabie saoudite de développer un programme nucléaire civil, selon des informations rapportées par plusieurs médias américains, dont l’Associated Press. Cet accord, qui doit être officiellement signé et annoncé mercredi, sera ensuite transmis au Congrès américain, où des parlementaires ont déjà exprimé leur opposition, craignant que ce programme civil ne soit détourné pour la création d’armes nucléaires.
L’administration Trump a indiqué que cet accord pourrait générer des milliards de dollars pour le secteur nucléaire américain. Une clause de l’accord, valable pour 30 ans, stipule que des entreprises américaines pourraient construire un complexe d’enrichissement d’uranium en Arabie saoudite, sous réserve d’une étude conjointe favorable.
Cependant, l’opposition s’intensifie parmi les parlementaires, tant républicains que démocrates, ainsi que chez des responsables israéliens, qui s’inquiètent des implications militaires potentielles d’un tel programme. Bien que l’accord soit soumis au Congrès, son approbation n’est pas nécessaire pour qu’il soit ratifié.
Projet relancé par Mohammed ben Salman
Le projet nucléaire saoudien, qui avait été annoncé dans les années 2000, a été relancé récemment par le prince héritier Mohammed ben Salman. Selon la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), ce projet s’inscrit dans une stratégie de diversification énergétique visant à répondre à la demande intérieure croissante et à libérer davantage de pétrole pour l’exportation. Toutefois, la FRS souligne que l’Arabie saoudite peine à progresser, car elle refuse de renoncer au contrôle total du cycle du combustible, notamment l’enrichissement d’uranium et le retraitement du plutonium sur son territoire.
En parallèle, la situation sécuritaire dans la région se détériore, avec des échanges de tirs récents entre les États-Unis et l’Iran, et un blocus maritime annoncé par les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran. Cette escalade met en péril la trêve négociée en 2022.
Source : Associated Press, New York Times, Wall Street Journal.