Trump et Infantino : Une Coupe du Monde sous le signe de l’argent et du pouvoir
La Coupe du Monde 2026 a vu l’Espagne triompher face à l’Argentine, mais cet événement a été largement éclipsé par l’influence grandissante de la politique et des intérêts financiers. La FIFA, traditionnellement perçue comme l’entité régulatrice du football mondial, a semblé particulièrement soumise aux pressions extérieures, avec Donald Trump, ancien président des États-Unis, remettant le trophée sur le terrain. Ce geste symbolique a transformé la finale en un spectacle plus proche du Super Bowl que d’une compétition sportive, avec des pauses publicitaires déguisées et une mi-temps prolongée à 30 minutes.
Les controverses se sont multipliées durant le tournoi. Parmi elles, l’exclusion d’un arbitre somalien, l’interdiction de certaines délégations de supporters, et l’obligation pour l’équipe d’Iran de jouer sans pouvoir s’installer aux États-Unis, ce qui a engendré une fatigue supplémentaire pour les joueurs. Trump, qui a avoué son manque d’intérêt pour le football, a utilisé cette plateforme pour afficher son autorité, en intervenant pour éviter la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun, rappelant des épisodes sombres de l’histoire du football, comme ceux de 1934 sous Mussolini.
Cette édition a cependant marqué une avancée avec l’ouverture à 48 équipes, permettant une plus grande visibilité à des sélections moins connues et soulignant l’universalité du football. Toutefois, cette expansion n’a pas réussi à dissimuler les dérives : une FIFA à la merci des autorités politiques, un Gianni Infantino cherchant à plaire à Trump, et des fédérations plus modestes attirées par une redistribution inégale des richesses.
L’UEFA commence à exprimer des inquiétudes face à cette situation, tandis que le Conseil de l’Europe met en garde contre l’emprise croissante des intérêts financiers sur le sport. La prochaine Coupe du Monde, coorganisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, se demande si elle devra subir les mêmes influences. La préservation de l’intégrité du football face aux enjeux politiques et financiers reste en question.
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