Loi d’urgence agricole : le principal syndicat des betteraviers salue un vote « responsable », la Confédération paysanne dénonce une « victoire des lobbies »
La Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) a exprimé sa satisfaction suite à l’adoption par les députés du projet de loi d’urgence agricole, voté dans la nuit du 20 au 21 juillet 2026. Ce texte, qui sera soumis au vote des sénateurs, permet notamment la réintroduction à titre dérogatoire de deux pesticides, l’acétamipride et le flupyradifurone, jusqu’alors interdits en France.
Cette me, selon la CGB, met fin à une « distorsion de concurrence », les pesticides en question étant toujours autorisés dans d’autres pays européens. Bruno Cardot, membre de la CGB et cultivateur de betteraves, souligne que « les attaques répétées de pucerons, vecteurs de la jaunisse virale, déstabilisent une filière déjà fragilisée ». Il appelle à une harmonisation des normes pour permettre aux agriculteurs français de bénéficier des mêmes conditions que leurs homologues européens.
Le projet de loi a été salué par le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, qui a remercié les députés pour leur « responsabilité ». Il a également exhorté les sénateurs à soutenir cette initiative lors du vote final.
Cependant, la Confédération paysanne a vivement critiqué cette décision, la qualifiant de « victoire des lobbies » au détriment de la santé publique et de l’environnement. Dans un communiqué, le syndicat dénonce l’inefficacité de cette loi face aux défis majeurs de l’agriculture et accuse les députés d’inconséquence.
La CGB attend désormais le vote du Sénat et la mise en place d’un cadre strict par l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) pour l’utilisation de ces pesticides.
Source : Franceinfo