Après deux semaines d’hostilités, Trump n’en a « pas fini du tout » avec l’Iran
Les États-Unis n’en ont « pas fini du tout » avec l’Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s’étendre à la mer Rouge et de nuire encore davantage à l’économie mondiale. L’armée américaine a mené une nouvelle salve de frappes contre l’Iran, marquant la 11e nuit consécutive d’attaques.
Peu avant le début de ces frappes, le président américain a menacé d’attaquer « très bientôt » un complexe nucléaire souterrain secret situé dans la montagne Kolang, dans le centre de l’Iran, affirmant que « nous n’en avons pas fini du tout ». En réponse, le commandement des forces armées iraniennes, le Khatam al-Anbiya, a déclaré que l’Iran frapperait tous les intérêts américains et de leurs alliés au Proche-Orient si cette menace était mise à exécution.
Téhéran réagit déjà aux frappes américaines en ciblant les alliés régionaux des États-Unis et continue de verrouiller le détroit d’Ormuz, où plusieurs navires ont été attaqués ces derniers jours. Les rebelles houthis, alliés de l’Iran, menacent d’entraver le trafic maritime de l’autre côté de la péninsule arabique. Si cette menace se concrétise, elle pourrait couper l’accès aux ports d’Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, essentiels pour contourner le détroit d’Ormuz, le royaume étant le premier exportateur de pétrole brut au monde.
En conséquence, le prix du baril de Brent, référence internationale, a dépassé les 90 $ US pour la première fois depuis début juin. Les États-Unis se préparent à intervenir contre les Houthis si ces derniers mettent en œuvre le blocus maritime. Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a observé deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien.
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a exprimé des inquiétudes concernant la sécurité d’approvisionnement en pétrole, tout en notant l’existence de « facteurs d’amortissement ». Les tensions autour d’Ormuz ont ravivé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, mettant à mal le protocole d’accord signé mi-juin en vue d’un règlement durable du conflit.
Ce conflit, qui a débuté avec l’offensive israélo-américaine sur l’Iran le 28 février, devrait coûter 37,5 milliards de dollars aux États-Unis jusqu’à fin septembre, une augmentation de près de 30 % par rapport à la dernière estimation.
L’Iran, de son côté, se considère en état de « guerre totale » contre Washington, alors que Donald Trump a promis de faire « payer le prix plusieurs fois » pour la mort de chaque soldat américain. Trois militaires ont été tués en Jordanie et en Irak ces derniers jours, tandis que le dernier bilan officiel iranien fait état d’au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis fin juin.
Source : Radio-Canada
