La noix de cajou, une manne économique florissante à double tranchant pour la Côte d'Ivoire – franceinfo

La noix de cajou, une manne économique florissante à double tranchant pour la Côte d’Ivoire

Les noix de cajou sont devenues un incontournable des apéritifs en France. La Côte d’Ivoire, premier fournisseur de la France, voit sa filière s’industrialiser pour répondre à une demande croissante. Les usines de transformation se multiplient, apportant des revenus à de nombreuses familles. Cependant, ce développement économique s’accompagne d’une déforestation préoccupante.

La consommation de noix de cajou en France ne cesse d’augmenter, avec des importations en hausse de près de 10% au cours des cinq dernières années. Les anacardiers, qui produisent ces noix, sont cultivés sur de vastes surfaces en Côte d’Ivoire, à environ 4 500 km au sud de la France.

Dans les champs, des centaines de milliers de personnes dépendent de cette culture. Des femmes, comme Ami, gagnent environ cinq euros par jour en ramassant les noix. La production ivoirienne a doublé en dix ans, et des producteurs comme Bamba Adama récoltent jusqu’à 40 kilos par jour.

Depuis 2015, une trentaine d’usines de transformation ont vu le jour, permettant de traiter 30% de la production locale. Cynthia Niamoutié, directrice de Cilagri-Cajou, souligne l’objectif d’atteindre 50% d’ici 2030, tout en maintenant la Côte d’Ivoire en tête des producteurs mondiaux.

Cependant, la pression pour augmenter la production entraîne des conséquences environnementales. Des ONG, comme Green Forests Africa, alertent sur le déboisement massif nécessaire à l’expansion des plantations. Des dizaines d’hectares de forêt sont défrichés, mettant en péril l’écosystème local.

L’Afrique de l’Ouest, dans son ensemble, produit aujourd’hui trois millions de tonnes de noix de cajou par an, générant plus d’un milliard et demi d’euros de revenus annuels.

Source : franceinfo.

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