Au Kenya, du miel et de l’agroforesterie pour préserver l’environnement
Le sud-est du Kenya, dans la région de Taita-Taveta, abrite une faune sauvage riche, incluant des éléphants, zèbres et girafes, attirant de nombreux touristes. La protection de ces espèces nécessite d’importants efforts de conservation, orchestrés par la Taita Taveta Wildlife Conservancies Association, qui regroupe une trentaine de ranchs et de réserves. Soutenue par le Fonds international pour la protection des animaux (Ifaw), cette organisation œuvre pour concilier la préservation de la nature et le développement des communautés locales, en les dirigeant vers des activités génératrices de revenus respectueuses de l’environnement.
Dans les collines de Taita-Taveta, les jeunes plants de macadamia cultivés par Josphat Ikamba commencent à croître. Il souligne que ces arbres peuvent produire des noix pendant 10 à 20 ans, contrairement au maïs, qui ne donne qu’une récolte par an. Beaucoup d’habitants dépendent de l’agriculture ou de l’élevage à petite échelle, mais le dérèglement climatique a des impacts néfastes sur leur activité. Josphat témoigne que, dans le passé, cette région était fertile, mais que les sécheresses récentes rendent les récoltes incertaines.
Pour soutenir les agriculteurs, la Taita Taveta Wildlife Association a fourni plusieurs centaines de jeunes plants. L’agroforesterie est ainsi perçue comme un moyen de restaurer un écosystème dégradé. Noel Kasololo, gestionnaire de programmes, note que la croissance de la population entraîne des activités nuisibles à l’environnement, telles que la construction de maisons et l’exploitation minière, aggravant la dégradation des terres.
L’organisation promeut également l’apiculture, essentielle pour la pollinisation. Des ruches ont été installées près des cultures, permettant aux communautés de diversifier leurs sources de revenus. Johana Kimwaga, un nouvel apiculteur, explique que son groupe récolte entre 8 et 10 kilos de miel par ruche, ce qui génère environ 60 à 80 dollars par récolte. Avec trois récoltes par an, ce modèle économique pourrait considérablement améliorer les conditions de vie des habitants, tout en réduisant la pression sur les ressources naturelles.
Source : RFI
