Canon français à Biarritz : le banquet basque contesté par un collectif. Les organisateurs réfutent « toute influence politique »

Biarritz : le banquet basque contesté par un collectif

Un collectif de 32 organisations a exprimé son opposition au banquet organisé par le Canon français, prévu à Biarritz. Cette contestation fait suite aux controverses entourant un événement similaire qui s’est tenu le 18 avril dernier à Caen, où des accusations d’actes délictueux, incluant des insultes racistes, sexistes et homophobes, ont été portées. Une enquête judiciaire est actuellement en cours concernant ces allégations.

Les organisateurs du Canon français, dont Pierre-Alexandre de Boisse, réfutent ces accusations. Ils soutiennent que les comportements inappropriés, s’ils ont eu lieu, ne devraient pas entacher l’ensemble de l’événement. De Boisse a insisté sur le fait que l’opposition à leur banquet constitue une atteinte aux libertés fondamentales, affirmant que la liberté d’entreprendre et de réunion est essentielle.

Le collectif, en revanche, met en avant le risque de « troubles importants à l’ordre public » que pourrait engendrer cet événement, qu’ils qualifient de rassemblement « d’extrême droite ». Dans leur communiqué, ils évoquent également l’implication financière de Pierre-Édouard Stérin, un milliardaire associé à des projets visant à soutenir l’extrême droite, qui détient 30 % du capital du Canon français. Les organisateurs minimisent cette implication, la présentant comme celle d’un actionnaire parmi d’autres.

Depuis plusieurs années, le Canon français organise des banquets régionaux attirant jusqu’à 4 000 participants, pour un coût de 80 euros par personne. Ces événements sont centrés sur la gastronomie française, avec un repas composé de produits exclusivement français. Lorraine, une participante à l’événement de Caen, a déclaré n’avoir observé aucun comportement choquant, ne rapportant que des chants et des rires.

À Bourges, la ville accueillera le Canon français pour la troisième fois, avec le soutien du maire, Yann Galut, qui n’a exprimé aucune objection à leur organisation. La charte du Canon français, signée par tous les invités, condamne fermement tout propos discriminatoire.

Source : Communiqué des organisations signataires.

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