Loi d’urgence agricole : les députés alsaciens votent majoritairement pour
Dans la nuit de lundi à mardi, les députés français ont adopté la loi d’urgence agricole par 296 voix pour et 224 contre, avant sa présentation prévue au Sénat. Parmi les 15 députés alsaciens, huit ont voté en faveur de la loi, six contre, et une élue s’est abstenue.
Les députés de gauche, Sandra Regol (Les écologistes), Emmanuel Fernandes (La France Insoumise) et Thierry Sother (Socialiste et apparenté), ainsi que les Démocrates Hubert Ott et Bruno Fuchs, ont voté contre. Louise Morel, qui avait délégué son vote, s’est abstenue en raison du retrait de l’autorisation d’utilisation du pesticide acétamipride pour les betteraves.
Au sein de la majorité, le vote n’a pas été unanime. Olivier Bechet (Ensemble pour la République) a voté contre, tandis que d’autres membres comme Françoise Buffet, Charles Sitzensthul, Brigitte Klinkert et Olivier Becht ont soutenu la loi. D’autres députés, tels que Patrick Hetzel (Droite Républicaine) et Théo Bernhardt (Rassemblement national), ont également exprimé leur soutien, soulignant que ce texte est essentiel pour la souveraineté alimentaire de la France.
Bruno Hetzel a déclaré que la loi offre des garanties en matière de santé publique et qu’elle est nécessaire pour sécuriser les filières agricoles françaises. Brigitte Klinkert, bien qu’elle ait voté pour, a exprimé des réserves sur la réintroduction de l’acétamipride, soulignant que l’interdiction doit rester la règle.
Franck Sander, vice-président de la FNSEA, a qualifié cette loi de bonne nouvelle pour les agriculteurs, mentionnant son impact sur diverses filières, y compris le houblon en Alsace. Cependant, il a également exprimé des préoccupations quant au comportement de l’opposition, notant que le Conseil constitutionnel doit encore se prononcer.
Du côté des opposants, Sandra Regol a dénoncé des choix dangereux, affirmant que la loi favorise certains agriculteurs au détriment d’autres. Églantine Berthet de la Confédération paysanne a critiqué le vote, le qualifiant de victoire des lobbys au détriment de la santé publique et de l’environnement.
Cette loi, qui suscite de vives réactions, sera soumise à l’examen du Conseil constitutionnel, ce qui pourrait influencer son adoption définitive.
Source : DNA.
