AnimeGen : comment utiliser la nouvelle IA gratuite pour créer des vidéos d'anime

AnimeGen : Une Nouvelle IA pour Créer des Vidéos d’Anime

Créer une courte scène d’anime à partir de quelques mots : c’est la promesse d’AnimeGen. Publié gratuitement le 13 juillet 2026, ce modèle japonais de génération vidéo peut même être utilisé dans des projets commerciaux. Il nécessite toutefois un bon équipement.

L’animation japonaise a désormais son propre modèle d’intelligence artificielle. Le 13 juillet 2026, l’entreprise AIdeaLab a lancé la version officielle d’AnimeGen, capable de produire de courtes vidéos reprenant les codes graphiques des anime.

Développé avec le soutien du gouvernement japonais, le modèle repose sur Wan 2.2, l’IA vidéo du géant chinois Alibaba. AIdeaLab l’a ensuite spécialisé pour mieux reproduire les mouvements, les couleurs et les personnages propres à l’animation japonaise. L’entreprise le présente comme le premier modèle de ce type publié par une société nippone.

Selon AIdeaLab, ce modèle répond à un problème bien connu du secteur : l’animation japonaise fait face à une importante pénurie de personnel, tandis que de nombreuses étapes de production reposent encore sur un travail manuel chronophage. La marque espère ainsi automatiser une partie de ces tâches et aider le Japon à rattraper son retard dans le développement d’IA spécialisées dans les anime.

AnimeGen se décline en deux modèles. Le premier transforme une description écrite en vidéo, tandis que le second anime une image existante. Un troisième outil permet de fournir une image de départ et une image d’arrivée, laissant l’IA imaginer la transition entre les deux. Les trois outils peuvent être testés directement depuis un navigateur, grâce à des démonstrations publiées sur Hugging Face.

Cependant, AnimeGen nécessite une carte graphique Nvidia haut de gamme pour fonctionner efficacement. AIdeaLab recommande une RTX 4090 ou un modèle supérieur, un équipement coûteux. De plus, il faut passer par Python et installer plusieurs bibliothèques spécialisées, ce qui rend l’outil moins accessible que d’autres applications.

Les premières réactions à cette annonce sont partagées. Certains saluent un modèle gratuit susceptible d’aider les petits studios, tandis que d’autres y voient une menace pour les animateurs, dont les conditions de travail sont déjà difficiles. Des critiques soulignent également que le choix d’une technologie chinoise pourrait poser question pour un projet censé aider le Japon à avancer dans ce domaine.

AIdeaLab as avoir respecté le droit japonais concernant les données d’entraînement, mais sans préciser quelles œuvres ont été utilisées, laissant une zone d’ombre notable pour une entreprise qui promet de faire coexister l’IA et les créateurs.

Source : Numerama

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