Une vidéo IA met en scène Roberto Vannacci exécutant des adversaires politiques
Une vidéo réalisée par intelligence artificielle (IA) montre l’ex-général italien Roberto Vannacci dans un contexte inspiré du film Gladiator de Ridley Scott. Dans cette scène, Vannacci, vêtu en empereur romain, se tient aux côtés de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, surplombant une arène où quatre figures politiques de l’opposition sont ligotées. Parmi elles, on trouve Elly Schlein, secrétaire générale du Parti démocrate, Giuseppe Conte, leader du Mouvement 5 étoiles, Laura Boldrini, ancienne présidente de la Chambre des députés, et Romano Prodi, ancien président du Conseil.
Les captifs implorent la pitié, mais Vannacci, impassible, fait un geste de désapprobation. Il annonce leur mort, évoquant une exécution symbolique par la faucille et le marteau. La scène, qui ne se termine pas par un bain de sang, se conclut sur un sourire satisfait de Vannacci, regardant Mario Draghi dans le public.
Cette vidéo, créée à l’aide de Grok, l’assistant IA d’Elon Musk, n’a pas été produite par Vannacci, qui l’a simplement partagée. Elle a suscité une vive indignation parmi les membres de l’opposition, Giuseppe Conte qualifiant cette œuvre de « message incitant à la violence ». Vannacci a réagi en invoquant la liberté d’expression et la satire, conseillant à ses détracteurs de « prendre un cachet d’aspirine ».
La vidéo rappelle d’autres contenus controversés publiés par Donald Trump, soulevant des questions sur la frontière entre l’humour et la provocation. Un point notable est la proximité de Vannacci avec Giorgia Meloni, ce qui pourrait indiquer des alliances politiques à venir. Ancien membre de la Ligue de Matteo Salvini, Vannacci a quitté ce parti en février 2026. Actuellement, certains sondages le créditent de plus de 6 % des intentions de vote, des voix qui pourraient être cruciales pour Meloni lors des élections de 2027. Dans une récente interview, Vannacci a exprimé sa volonté de signer un accord avec Meloni, à condition qu’il soit « écrit, public, et avec des lignes rouges » non négociables.
Ces déclarations pourraient signaler un retour imminent de Vannacci sur la scène politique italienne.
Source : Courrier International.
