Sept micro-entrepreneurs sur dix cessent leur activité avant cinq ans – franceinfo

Sept micro-entrepreneurs sur dix cessent leur activité avant cinq ans

Créer sa micro-entreprise continue d’attirer des candidats, mais la survie est difficile sur le long terme. Une enquête de l’Insee vient confirmer cette tendance bien connue des auto-entrepreneurs.

Le régime du micro-entrepreneur est toujours très prisé, mais demeure peu pérenne et peu rémunérateur. Selon une enquête de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), publiée le 15 juillet 2026, seulement 28 % des structures immatriculées au registre du commerce sont encore actives cinq ans après leur création. Cela indique un taux d’échec ou d’abandon de plus de 70 % sur cette période.

L’Insee identifie six grands profils parmi les candidats à l’entrepreneuriat en France, qui comptait près de 760 000 micro-entrepreneurs en 2025. La catégorie la plus représentée est celle des salariés ayant une activité complémentaire, qui constitue environ 30 % des auto-entrepreneurs. Viennent ensuite les chômeurs, qui peuvent créer leur activité tout en percevant des allocations, ainsi que les étudiants, les retraités et les entrepreneurs expérimentés.

Les profils les plus durables sont généralement ceux motivés par le désir de créer leur propre emploi, contrairement à ceux disposant déjà d’une activité fixe. Par secteur d’activité, les micro-entrepreneurs du bâtiment et de la construction affichent les meilleurs résultats.

Cependant, ce régime d’entreprise peine à perdurer, notamment en raison de revenus limités. Le chiffre d’affaires moyen annuel des micro-entreprises s’élève à 19 600 euros, pouvant atteindre jusqu’à 27 600 euros par an dans le secteur de la construction. Ce montant représente le volume d’activité brut, après lequel il faut déduire les cotisations, charges sociales et impôts. En tenant compte de ces éléments, le revenu net des micro-entrepreneurs se réduit souvent à la moitié de leur chiffre d’affaires, aboutissant à un salaire mensuel moyen de 800 à 900 euros.

Ainsi, être micro-entrepreneur en France permet d’obtenir un revenu d’appoint, mais ne contribue guère à la création d’entreprises solides qui pourraient renforcer le tissu économique du pays.

Source : Insee

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