« Des alliés du cancer » : les députés adoptent la loi d’urgence agricole, les opposants révoltés

Des alliés du cancer : les députés adoptent la loi d’urgence agricole

Paris, reportage — Le 20 juillet, l’Assemblée nationale a approuvé la loi d’urgence agricole, surnommée « loi Duplomb 2 », avec 296 voix pour et 224 contre, malgré une forte opposition. Plus d’un millier de manifestants, rassemblés à proximité du palais législatif, ont dénoncé cette décision qu’ils jugent nuisible pour la santé publique et l’environnement.

Cette loi permet notamment la réintroduction de l’acétamipride et du flupyradifurone, deux pesticides auparavant interdits. Elle facilite également la construction de mégabassines et de fermes-usines, ainsi que les tirs de loups. Des groupes variés, allant des syndicats agricoles aux médecins, ont exprimé leur désaccord, mais la majorité des députés a voté en faveur du texte.

La députée insoumise Aurélie Trouvé a qualifié la loi de « criminelle » sur les réseaux sociaux, affirmant qu’elle « empoisonne nos enfants avec des pesticides toxiques ». Elle a averti que les députés responsables devront rendre des comptes.

Fleur Breteau, fondatrice du collectif Cancer Colère, a exprimé sa colère, qualifiant les députés favorables à la loi d’« alliés du cancer ». Elle a appelé à une mobilisation active contre les candidats des partis ayant soutenu la loi, promettant une présence lors de leurs déplacements.

Malgré les critiques, la loi a été soutenue par des élus du Rassemblement national et de l’Union des droites pour la République, tandis que la majorité présidentielle s’est montrée divisée. Les députés de gauche ont voté à l’unanimité contre.

La première pétition contre la loi Duplomb avait recueilli plus de 2 millions de signatures en 2025, et une seconde, en juillet 2026, a atteint plus de 400 000. Les opposants continuent de s’organiser pour faire entendre leur voix.

La loi adoptée pourrait avoir des implications significatives pour la qualité de l’eau potable en France, en réduisant les protections sur les captages d’eau affectés par des substances interdites. Des experts mettent en garde contre les conséquences de cette législation sur la santé publique et l’environnement.

Source : Reporterre

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