Les cadenas d’amour mettent en péril certains ouvrages
Des milliers de cadenas envahissent les ponts de nombreuses villes touristiques, dont New York, Paris et Londres. Ce geste romantique, symbole de l’amour pour de nombreux couples, est de moins en moins apprécié par les autorités locales. À Colmar, dans le Haut-Rhin, un arrêté municipal vient d’interdire la pose de ces objets, jugés nuisibles pour les infrastructures.
À Colmar, il est désormais interdit d’accrocher des cadenas sur les rambardes de la Petite Venise, sous peine d’une amende de 300 euros. Le maire de la ville, Éric Straumann, souligne que la situation était devenue problématique : « Aujourd’hui, on ne s’en rend pas bien compte, mais toute cette rambarde était remplie de cadenas. » En effet, 600 kilos de cadenas avaient été retirés durant l’été 2025, pesant lourdement sur les structures.
Ce phénomène n’est pas nouveau. À Paris, dès 2015, la ville a dû retirer des dizaines de milliers de cadenas accumulés sur le pont des Arts après l’effondrement d’une grille. Les grilles ont été remplacées par des panneaux en plexiglas, mais le pont reste un lieu prisé par les amoureux.
Les commerçants, quant à eux, sont divisés sur cette interdiction. Bien que certains continuent de vendre des cadenas, d’autres craignent que l’amende nuise à leur chiffre d’affaires. À Paris, malgré l’absence d’amende pour les contrevenants, le phénomène persiste.
L’interdiction à Colmar pourrait-elle ouvrir la voie à d’autres villes pour adopter des mes similaires ? Des villes comme Rome et New York ont déjà mis en place des restrictions face à ce phénomène grandissant.
Source : Franceinfo