Le pâturage : une technique rentable et écologique
Au cœur des années 2010, en Mayenne, un groupe d’éleveurs commence à envisager des solutions pour améliorer la rentabilité de leurs exploitations tout en respectant l’environnement. Ils se tournent vers le pâturage, visant à remplacer l’alimentation traditionnelle à base de maïs et de soja, partiellement cultivés localement et partiellement importés, par une alimentation principalement composée d’herbe, grâce à un système de rotation précis.
Le calcul économique est clair : bien qu’une vache nourrie à l’herbe puisse produire moins de lait, son coût est nettement inférieur pour les éleveurs. Le prix d’une tonne d’herbe pâturée est d’environ 20 euros, contre près de 100 euros pour le maïs ensilé et plus de 400 euros pour le soja importé, dont le prix fluctue sur les marchés mondiaux. Cela se traduit par une économie d’environ 50 euros pour chaque millier de litres de lait produit, transformant cette approche en une stratégie de rentabilité efficace.
Dix ans plus tard, Loïc Mauny, éleveur à Ambrières-les-Vallées avec un cheptel de 180 vaches, témoigne : « Encore aujourd’hui, j’ai du mal à prendre conscience que ça fonctionne aussi bien. » En 2018, il adopte le pâturage tournant dynamique, une méthode qui consiste à diviser les parcelles de l’exploitation en paddocks, permettant aux animaux de changer de parcelles quotidiennement, avec des surfaces ajustées aux besoins des bêtes.
Cette méthode de pâturage ne se limite pas à une simple alternative alimentaire ; elle représente une démarche intégrée pour une agriculture plus durable et économiquement viable.
Source : La Vie.
