Canicules à répétition : notre corps peut-il vraiment s’habituer à la chaleur ?
Enfin un peu d’air. Après une nouvelle canicule, qui a débuté au début du mois de juillet, les températures retrouvent des niveaux plus supportables sur une grande partie du pays, lundi 20 juillet 2026. Cette troisième vague de chaleur était particulièrement redoutée après l’épisode exceptionnel du 17 au 30 juin. Pourtant, malgré des températures ayant dépassé les 40 °C, elle a souvent semblé moins difficile à supporter que la précédente.
Les canicules de ces dernières années soulèvent des questions sur la capacité d’adaptation de notre corps face à des températures extrêmes. Des études montrent que l’exposition répétée à la chaleur peut entraîner des mécanismes d’acclimatation, permettant à certaines personnes de mieux tolérer les vagues de chaleur. Ce phénomène se manifeste par une augmentation de la transpiration, une meilleure circulation sanguine et une réduction de la température corporelle.
Cependant, cette adaptation a ses limites et peut varier considérablement d’une personne à l’autre. Les populations vulnérables, telles que les personnes âgées, les enfants et celles souffrant de maladies chroniques, restent particulièrement à risque durant ces épisodes de chaleur intense.
Selon les données de l’INSEE, les épisodes caniculaires devraient devenir plus fréquents et plus longs à l’avenir, en raison du changement climatique. En 2021, la France a enregistré une augmentation de 20 % des jours de chaleur extrême par rapport à la décennie précédente.
Ces observations soulignent l’importance d’une vigilance continue face aux canicules, même lorsque notre corps semble s’adapter. Les conséquences sur la santé publique demeurent préoccupantes, et des mes préventives sont essentielles pour protéger les populations les plus exposées.
Source : La Croix
