La vélorévolution de 1968 : Un Tour de France sous tension
L’ouvrage de Pascal Paillardet, journaliste à La Vie, explore en profondeur le Tour de France de 1968, un événement marquant qui s’est déroulé en pleine période électorale après la dissolution de l’Assemblée nationale. Ce Tour, riche en rebondissements, se distingue par son contexte politique tumultueux, alors que le pays était secoué par des mouvements sociaux.
Antoine Blondin, célèbre écrivain et chroniqueur, souligne que si le général de Gaulle était président de la France pendant onze mois, c’est Jacques Goddet, directeur du Tour, qui prenait les rênes en juillet. Ce Tour se déroulait alors que « la jeunesse parisienne a voulu changer de braquet », en référence aux bouleversements de mai 1968. Jean-Paul Sartre avait interrogé Daniel Cohn-Bendit sur la nature de ces événements, et la réponse de l’étudiant, devenu emblématique, fut : « Non, c’est juste une révolte. »
Dans ce climat, Raymond Poulidor, figure emblématique du cyclisme, a chuté et abandonné la course, tandis que le jeune Jan Janssen a remporté le Tour, devenant ainsi le premier Néerlandais à gagner cette compétition. Ce succès a lieu dans un pays où les électeurs ont conforté la majorité présidentielle de droite, laissant la gauche en difficulté face à la « chienlit » ambiante.
L’ouvrage Cycle 68, Le Tour de France de l’après-Mai de Pascal Paillardet, publié aux Éditions Rio Bravo, se penche sur ces événements et leur impact sur l’histoire contemporaine de la France.
Source : La Vie
