Un phénomène climatique d’une intensité historique : El Niño se renforce
Un phénomène climatique suivi de près par les météorologues gagne actuellement en intensité dans l’océan Pacifique. Il s’agit d’El Niño qui, selon les dernières observations, montre un renforcement, avec des projections évoquant un épisode potentiellement très marqué durant l’automne et l’hiver 2026-2027. Ce phénomène peut influencer le climat à l’échelle mondiale, mais ses effets varient selon les régions. En Europe, son impact reste difficile à prévoir et dépend d’autres facteurs atmosphériques.
Un phénomène qui se traduit par un réchauffement important des eaux du Pacifique équatorial
El Niño correspond à une hausse durable de la température des eaux de surface dans une partie du Pacifique tropical, principalement dans les zones centrales et orientales. Ce réchauffement modifie la circulation atmosphérique et influence les grands régimes de précipitations et de températures à travers le monde. À la mi-juillet 2026, l’indice mesuré dans la zone de référence du Pacifique atteignait +1,47 °C.
Les alizés, vents réguliers soufflant d’est en ouest dans cette région, se sont affaiblis et ont connu des inversions locales. Le réchauffement des eaux en profondeur dans l’est du Pacifique constitue également un indicateur d’une possible intensification. Les modèles météorologiques prévoient un épisode El Niño fort à très fort au cours de l’automne dans l’hémisphère Nord.
Un épisode « El Niño Godzilla » a été évoqué
La possibilité d’un El Niño d’une forte intensité a conduit certains médias à utiliser l’expression « El Niño Godzilla », bien que ce terme ne soit pas reconnu scientifiquement. Selon les prévisions du Climate Prediction Center de la NOAA, la probabilité d’un épisode très fort entre octobre et décembre 2026 est estimée à 81 %. Cet épisode pourrait figurer parmi les plus intenses observés depuis 1950.
Les effets d’El Niño sont variables selon les régions du monde
El Niño influence principalement les zones tropicales, où il peut modifier la répartition des précipitations et les températures. Les modèles climatiques associent ce phénomène à un risque accru de conditions sèches en Australie et dans certaines zones d’Asie, tandis que d’autres régions, comme le Pacifique oriental et le sud des États-Unis, pourraient connaître davantage de précipitations.
Quel impact possible pour la France et l’Europe ?
En Europe, l’influence d’El Niño est plus indirecte, agissant notamment à travers les modifications de la circulation atmosphérique dans l’océan Atlantique Nord. En France, El Niño ne permet pas d’expliquer directement les fortes chaleurs observées durant l’été 2026, qui sont liées aux configurations atmosphériques régionales. Les effets éventuels d’El Niño seront davantage étudiés à partir de l’automne et pendant l’hiver 2026-2027. Les statistiques montrent qu’au cours des années marquées par un épisode El Niño, la France connaît plus fréquemment des hivers doux et humides.
À ce stade, les météorologues disposent d’éléments indiquant un phénomène Pacifique en renforcement, mais ils ne permettent pas encore de déterminer précisément les conditions météorologiques qui concerneront la France dans les prochains mois.
Source : Climate Prediction Center de la NOAA
