Insultes, coups, menaces, bras cassé… Quand la vie de couple tourne à l’enfer

Insultes, coups, menaces : Quand la vie de couple tourne à l’enfer

Une jeune femme a vécu un véritable calvaire pendant plus de quinze mois à Cornebarrieu, près de Toulouse. Longtemps sous emprise, elle a finalement trouvé la force de dénoncer les abus dont elle était victime. Aujourd’hui, elle envisage le divorce. Dans le box du tribunal correctionnel de Toulouse, son mari, Wyssem, âgé de 30 ans, semble étonné par les accusations portées contre lui.

Un foulard soigneusement noué dissimule une partie de son visage, mais dans ses paroles, la peur a laissé place à la détermination. Accompagnée de sa famille, dont son jeune frère, elle témoigne des violences subies. Wyssem, quant à lui, tente de minimiser les faits en affirmant : « Mais non, elle allait tomber et je l’ai retenue. » en référence à une chute survenue en octobre, qui a entraîné une fracture de l’humérus. La victime, quant à elle, évoque des violences physiques et psychologiques qui l’ont poussée à se confier d’abord à sa famille, puis aux gendarmes, pour se protéger ainsi que son fils.

Me Jeannette Simoine, l’avocate de la plaignante, souligne la nécessité de sortir de ce « terrible cercle vicieux ». En garde à vue, Wyssem a nié toute forme de violence. Le procureur a, quant à lui, exprimé son inquiétude face à ses explications jugées insuffisantes, soulignant l’emprise qu’il a exercée sur sa femme.

Les réquisitions du procureur sont sévères : trois ans de prison, dont un an avec sursis probatoire, ainsi qu’une obligation de travail et de soins, et une interdiction d’approcher son épouse. La défense, bien qu’elle reconnaisse l’existence de violences, cherche à comprendre le comportement de Wyssem, évoquant son passé douloureux marqué par la perte de sa mère à un jeune âge.

Le tribunal a finalement condamné Wyssem à trois ans de prison, dont une année avec sursis, avec maintien en détention. Les larmes de la jeune femme témoignent d’un poids immense qui commence à s’alléger.

Source : La Dépêche

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